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HATER (SWEDEN)

Written by on 24 septembre 2018

L’album européen de la semaine, c’est « SIESTA » de HATER (SUEDE). Gagnez cet album en écrivant à musique(at)euradio.fr

ABOUT THE ALBUM :

Interview with Mans Leonartsson and Adam Agace from Hater :

 

It’s been a quick rise for Swedish indie pop quartet Hater. Formed last year by friends in Malmö, the band released an EP in July with PNKSLM Recordings, earning them comparisons ranging from The Pretenders to Alvvays. They then released their full length debut ‘You Tried’, proclaimed by Gorilla Vs. Bear to be their favourite album of 2017 so far, citing frontwoman Caroline Landahl’s “gorgeous, achingly bittersweet vocals, perpetually swaying between comforting and devastating.” An assured and consistent record, ‘You Tried’ blends jangle with grit.

Taking their musical cues from the likes of Alvvays, The Pretenders, Neil Young and The Radio Dept, all led by Landahl’s gorgeous vocals, Hater soon drew a lot of attention, including praise from international music publications such as The FADER, The Line of Best Fit and Stereogum

Among those to declare themselves fans were the band’s heroes in The Radio Dept. who asked them to open for them on their first Scandinavian tour in five years. The band made their debut UK show in London earlier in 2017, and have since played at Roskilde Festival, with an extensive UK/EU tour on the horizon for 2018. With ‘You Tried’ Hater easily established themselves as Sweden’s most exciting new indie act, offering up a sound that’s both instantly accessible and grows with every listen.

Now, the band sign with Fire Records, joining Jane Weaver, Death And Vanilla, Rats on Rafts Virginia Wing, Noveller and Modern Studies at the forefront of the label’s new roster. The band are due to release a new EP this December.

Hater are Caroline Landahl, Måns Leonartsson, Adam Agace and Lukas Thomasson.

Resolute in their sound, ‘Siesta’ is the perfect soundtrack for that summer romance and the inevitable break up. Heartbreak has never sounded so sweet!

Hater’s powerful vulnerability and charm has seen them rise quickly through the ranks earning kudos from NPR (Austin 100), Stereogum (Best New Bands Of 2017), The Fader, BBC6 Music, BBC Radio 1 and more.

Sprawling guitars chime whilst slow burning grooves and classic rock rhythms allow tender-hearted vocals to soar over intelligible dream pop. Effortless and assured, the Scandi quartet drift eloquently into well-structured and stunning melodies.

Produced by Joakim Lindberg (Yast and Hey Elbow) at Studio Sickan within old railway sheds outside of Malmö Sweden. Hater tackle their personal experiences of life, love and relationships yet through their shared songwriting there’s a togetherness. Synth pop earworm ‘It’s So Easy’ contrasts the slower paced ‘I Wish I Gave You More Time Because I Love You’ that blends beautiful sweeping sax from Inge Petersson Lindbäck. The haunting metronomic beat of ‘I Sure Want To’ calls to mind local residents Death And Vanilla, Hollywood glamour exudes on shimmering ‘Things To Keep Up With’ and ‘Cut Me Loose’ captures those long youthful days of summers gone by.. “Wouldn’t it be fun? Noon is halfway and I feel gone”.

Hater “boast Marr-esque guitars and vocals reminiscent of fellow Swedes and The Concretes” (Norman Records) whilst having the pop sensibilities of The Chills, Alvvays, Snail Mail and Makthaverskan.

In early 2017 Hater released their debut album ‘You Tried’ blending jangle with grit, their recent EP ‘Red Blinders’ (Fire Records) soon followed in support of their first headline tour across Europe. Festivals in 2018 have already included SXSW, Eurosonic and Ment.

Hater release ‘Siesta’ on limited edition yellow opaque double LP, standard black vinyl and CD via Fire Records on 28th September.

Siesta September 28

Our album Siesta is released September 28th!

Gepostet von Hater am Montag, 10. September 2018

 

Dès les premières notes, dès ses débuts (You Tried, PNKSLM – 2016), Hater avait compris comment faire chavirer le cœur des hommes. Emmené par le chant étranglé et perforant de Caroline Landahl (qui de surcroît est jolie comme un ange), le groupe de Malmö est une sorte de fantasme pop, entre des guitares à la Johnny Marr et les mélodies vocales qu’affectionnaient The Concretes (pour paraphraser une formule bien trouvée par Norman Records), une alchimie parfaite entre la scène suédoise (The Cardigans ou The Wannadies) et les brumes britanniques (The Smiths donc, mais aussi une bonne moitié des catalogues Sarah Records et Postcard Records). Les références et influences sont donc écrasantes pour d’aussi frêles épaules. Mais ces jeunes gens n’en ont manifestement pas conscience. Ils se contentent de jouir dans l’insouciance, de se languir avec versatilité. Ils composent de divines pop-songs sans seulement prêter attention qu’ils ont le monde à leur pied et la lune à portée de main.

Finis les labels confidentiels, Hater roule en première classe : La Siesta parait pour le compte de Fire Records qui ne se trompe jamais au moment de miser sur le bon poulain (de Pulp ou Spacemen 3 dans les 80’s à Jane Weaver ou Death And Vanilla plus récemment). La blogosphère puis les « gros » médias s’affolent au-delà de la Mer Baltique et, à n’en pas douter, Hater a tout de la next-big-thing. Dans ces conditions, on tremble toujours au moment du deuxième album même s’il est affublé de l’une de plus belles pochettes vues depuis longtemps.

Mais les Suédois rassurent vite quant à leur faculté à mettre à vif leurs doutes, à magnifier leurs fêlures. Rien qu’à la lecture des titres, comme From The Bottom Of Your Heart ou I Wish I Gave You More Time Because I Love You (à écouter la main sur le cœur), on comprend qu’il s’agit d’une romance magnifique et impossible, de celles précieuses qui émaillent à jamais une vie alors qu’elles se finissent dans la désolation si tôt l’été terminé. Alors à moins de ne jamais avoir été amoureux de sa vie, It’s So Easy a des vertus euphorisantes avec ce refrain à hurler à tue-tête. Things To Keep Up With fait parcourir un grand frisson sur l’échine, entre le chant poignant et la ligne de basse ravageuse qui s’enlacent au fil d’une composition qui souffle le chaud et le froid, prodiguant caresses et gifles. Car avec Joakim Lindberg à la production, les compositions des Suédois prennent du nerf, du muscle. Ça chiale, ça minaude, mais ça colle aussi de sacrées torgnoles et quelques uppercuts au plexus. Des fois sur un même morceau comme Your Heard, Your Mind qui commence par un combat et s’éteint dans un susurre sur l’oreiller. Ou encore Closer avec sa ligne de basse énorme et des chœurs masculins qui ne se dévoilent pas forcément à la première écoute mais en disent long sur le mal-être. L’écriture s’est étoffée et complexifiée : le groupe s’éloigne souvent du schéma couplet-refrain pour mieux jouer sur la profondeur de champ / l’amplitude du chant. Quant aux parties musicales, volontiers généreuses et extensibles, elles aussi ont évolué. Plusieurs fois les guitares carillonnantes laissent place à un son rêche (Why It Works Out Fine, The Mornings). Mais comme l’album est long (presque une heure entière ce qui est rare dans ce registre), après s’être cabré et débattu, Hater oscille entre quiétude (All That Your Dreams Taught Me) et abattement (Seems So Hard). Enfin, l’attente suscite la ferveur de l’espoir d’une nouvelle rencontre jusqu’au prochain Weekend qui clôt le disque. A n’en pas douter, La Siesta est ce disque passionnel et passionnant qu’on espérait.

(SUN BURNS OUT / DENIS)

THE VIDEO

MORE INFOS :

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https://haterfire.bandcamp.com/album/siesta

https://www.firerecords.com


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