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Allemagne: La gestion de la mémoire historique, un sujet délicat? 

Written by on 22 octobre 2018

Le travail sur la mémoire historique du fascisme, il est enraciné dans le dialogue social et culturel du pays, où le régime nazi a laissé ses traces dans la majorité des communautés. 

A Düsseldorf, la municipalité a inauguré jeudi dernier dans le quartier Derendorf une stèle de commémoration. Entre 1942 et 1945, plus de cent prisonniers de guerre ont été soumis au travail forcé dans le camp “Station Derendorf an der Schinkelstrasse”. Mais ce qui suscite depuis plusieurs années des débats, c’est la question: comment traiter les monuments de guerre conçus pour les morts du trente-neuvième régiment d’infanterie? Alors qu’après la guerre, on a manqué de détruire les deux monuments aux morts, ils sont aujourd’hui classées monuments historiques.

On observe depuis les années quatre-vingt dix une fréquentation de ces lieux par des groupes néonazis, mais le département local a à plusieurs reprises rejeté l’idée de créer des “contre-monuments” dans les quartiers respectifs. Marina Spillner est la Maire du district où se trouvent les deux monuments: 

 

 

Elle a lancé en 2014 l’initiative pour la création d’une telle oeuvre ; cette idée qui va être délibérée avec tout citoyen intéressé le 17 novembre en présence de la Commission artistique de Düsseldorf. Pour la maire, la résurgence de la droite dans le pays doit pousser à agir:

 

 

Quand elle parle de Chemnitz, Marina Spillner fait allusion à ce qui s’y est passé début septembre pendant les manifestations de la droite. Ce qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias, c’étaient des vidéos de manifestants qui ont apparemment courus après des personnes issues de la migration.  Quand on écoute tout cela, on pourrait bien se demander: l’Allemagne, a-t-elle un problème quant à son positionnement envers l’idéologie de droite?

Pour Ulrich Herbert, professeur à l’Université de Fribourg, chercheur en histoire contemporaine, le débat sur les crimes de masse commis par les nazis est trop enraciné dans l’identité allemande pour qu’il relève un tel défi. Mais, comme il se souvient, cette acceptabilité de pouvoir délibérer le sujet est née d’un long processus de lutte et de conflit dans le débat social depuis la fin des années cinquante. Il trouve alors aussi normal qu’il y ait des partis qui s’opposent complètement au traitement de ces contenus. Mais naît là un autre problème:

 

 

Un appel aux allemands et aux européens alors de s’y mettre à un tel travail.


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