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THE BETA BAND (SCOTLAND)

Written by on 5 novembre 2018

L’album européen de la semaine, c’est « THE THREE EP’S » de THE BETA BAND (ECOSSE). Gagnez cet album en écrivant à musique(at)euradio.fr

ABOUT THE ALBUM :

Keen pop instincts, a good sense of space, and a penchant for self-sabotage: That’s the Beta Band, epitomized by this 20th-anniversary reissue of their earliest works.

At a key moment in a fly-on-the-wall chronicle of the sessions for Heroes to Zeros, the final bow from beloved Edinburgh oddballs the Beta Band—the business of making music creeps into the frame. The label is looking for a single, for artwork approval, for anything, and the Betas won’t budge. The Nigel Godrich-mixed Heroes arrived to near-universal praise but fair-to-middling sales, the fate of most every other Beta Band record. They broke up less than a year later, amid rumors they were in hock to the label for 1.2 million pounds. “Bands like us should be the norm,” frontman Steve Mason sneered to The Guardian in 2001. “There should be something really crazy, like… a guy whose album is the sound of him sawing his limbs off with a rusty spoon. And he only makes four albums: one for each arm and one for each leg.”

The Beta Band never got around to that fourth album. By the time they bowed out in 2004, they had the air of a band the industry had found, salivated over, and torn apart limb by limb. The Betas were never huge; their second album spent precisely one week on the U.S. charts, peaking at No. 200. Still, there was a period right around 2002 when no Case Logic was complete without “Beta Band” scrawled across at least one Verbatim CD-R.

But their career always moved in fits and starts: Their label insisted on spackling their rush-released debut in a thick coat of paisley, leading Mason to call it “fucking awful.” They gave famously standoffish interviews. They came at their label boss at every opportunity, even namechecking the unlucky sod during a song. They carried themselves at once like a band who wanted to be very famous and a band who just wanted to be left the hell alone. In that push-and-pull—between all-out experimentation and commercial appeal, delicate songcraft and wild-eyed sonic tinkering, expanse and intimacy—the Beta Band legend was born. That essence is captured anew on a twentieth-anniversary reissue of their first three EPs.

PITCHFORK

1997 : alors que la britpop n’en finit plus de s’engluer dans les queues de comète de sa médiocrité et que Radiohead s’apprête à entamer une nouvelle carrière de Pink Floyd des années 2000, toute la Grande-Bretagne semble occupée par le néo-conformisme rampant et l’esprit de sérieux. Toute ? Non. Comme toujours la résistance s’organise dans les lointaines provinces les moins exposées aux dictats des maisons de disques et de la presse londoniennes. Du côté d’Edimbourg, un quatuor d’hurluberlus refuse de céder le pas à l’invasion des modes fugaces et ridicules. Comme pour mieux prendre le contre-pied de leurs contemporains, Stephen Mason (chant), Robin Jones (batterie) et John McLean (samplers), bientôt rejoints par le bassiste Richard Greentree commencent à réhabiliter les courants les plus marginalisés de leur temps.

L’époque est aux chansons pop de trois minutes inspirées par The Kinks et aux célébrations nostalgiques de l’Angleterre éternelle ? Qu’à cela ne tienne ! The Beta Band lorgne furieusement de l’autre côté de l’Atlantique, se déguise en cow-boy fumeurs de joints et réinvente une forme oubliée de psychédélisme rustique, n’hésitant pas à teinter sa folk envapée de tonalités electro. Soutenu par leur manager Brian Cannon (ancien responsable du design des pochettes… d’Oasis !) et par quelques confrères bienveillants (Nick McCabe de The Verve), le groupe publie, entre 1997 et 1998, trois Ep’s en éditions limitées, finalement rassemblés sur une compilation qui fera, aux yeux du grand public, office de carte de visite et de premier album. Dix ans après la sortie de The Three Ep’s, il est toujours aussi aisé d’appréhender le caractère rafraîchissant et décalé de ces douze titres.

A mille lieues du classicisme pop formaté et des formules couplet/refrains déclinées jusqu’à l’épuisement, les chansons de The Beta Band se structurent autour de trames répétitives et planantes, directement inspirées du krautrock ou de l’école de Canterbury et modernisées à coup de boucles hip hop. Cousins éloignés du jeune Beck, les Ecossais pratiquent avec la même insouciance le mélange des genres et des styles sans oublier de composer, au passage, quelques tubes mémorables : Dry The Rain, plus tard popularisée sur la bande originale du film High Fidelity, ou Needles In My Eyes, grand moment de psyché-pop. Certes, tous les morceaux n’ont pas vieilli avec le même bonheur : le long instrumental Monolith n’a pas raccourci avec les années et l’interlude façon rap de The House Song tombe, aujourd’hui comme hier, un peu à plat.

En dépit de ces quelques nuances, The Three Ep’s reste toujours aussi remarquable par sa paradoxale cohésion et son sens impressionnant du lâché prise. Malgré une carrière qui demeurera globalement intéressante jusqu’à son terme en 2004, le groupe aura d’ailleurs  du mal à dépasser ce magnifique brelan gagnant. Qu’importe, puisque la victoire sur l’adversaire était d’ores et déjà acquise : en 1999, Oasis et Radiohead se fendait séparément de déclarations dans la presse pour proclamer leur intention d’enregistrer chacun… un album à la Beta Band !

Matthieu Grunfeld (MAGIC RPM)

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