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La revue de presse : Les Espagnols à nouveau appelés aux urnes

Written by on 15 février 2019

 

Le Parlement espagnol a rejeté mardi le budget du Premier ministre Pedro Sánchez. Les partis régionalistes catalans, dont dépendait le gouvernement minoritaire présidé par les socialistes, lui ont retiré leur soutien. Une situation qui appellera probablement des élections anticipées. La crise catalane a-t-elle rendu l’Espagne ingouvernable ?

Le Premier ministre Pedro Sánchez n’a pas eu le temps de gouverner, analyse De Volkskrant :

«Le budget de Sánchez voulait faire souffler sur l’Espagne un vent de progressisme que le pays n’avait plus connu depuis sept ans. … Or seule la gauche militante de Podemos et le parti nationaliste basque PNV lui sont restés fidèles. Les deux partis nationalistes catalans PDECat et ERC lui ont impitoyablement tourné le dos. Ils ne supportent pas que leurs dirigeants soient supposés être tellement dangereux pour l’Etat que le Parquetrequiere des peines de prison, mais qu’on les considère tout de même encore bons à apporter les voix manquantes pour faire passer le budget. … Les partis catalans présents au Parlement n’avaient qu’un seul objectif : obtenir un référendum d’autodétermination.»

C’est l’abandon des négociations du gouvernement socialiste avec les partis séparatistes catalans ERC et PDECat qui est à l’origine de leur rejet du budget proposé par Sánchez. El Periódico de Catalunya signale que ce faisant, les indépendantistes se nuisent aussi à eux mêmes :

«Les Catalans ne sont pas près d’avoir une autre occasion aussi favorable de négocier une solution politique à la situation catalane. Si la triple droite [PP, Ciudadanos et Vox] s’empare du pouvoir, l’application de l’Article 155 risque de devenir permanente, les politiques accusés risquent de subir un traitement très dur et toute grâce de leur être refusée. Mais, même si le PSOE remportait les élections et formait un gouvernement avec Ciudadanos, ces derniers bloqueraient par veto toute négociation des socialistes avec les séparatistes pour davantage d’autonomie.»

La formation d’un nouveau gouvernement espagnol s’annonce difficile, estime Financial Times :

«Si des législatives se tenaient au printemps, il s’agirait du quatrième scrutin de ce type en huit ans. Son issue confirmerait probablement que l’Espagne est devenue un système à cinq partis. Sans compter les nationalistes catalans et basques, ni les autres représentants régionaux. … Comme on l’a déjà vu ailleurs en Europe – notamment en Suède et en Allemagne -, l’entrée au parlement de partis d’extrême gauche ou d’extrême droite complique la formation de gouvernements de coalition de centre-droit ou de centre-gauche viables. En Andalousie, le PP [conservateur] et Ciudadanos ont formé un gouvernement régional grâce au soutien tacite de l’extrême droite. Au niveau national toutefois, une telle coalition serait bien plus controversée.»

 


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