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La revue de presse : OTAN, UE et multilatéralisme

Written by on 19 février 2019

 

Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, Angela Merkel a prononcé un plaidoyer pour le multilatéralisme, la coopération internationale et l’OTAN. Son intervention, ainsi que celle du vice-président américain Mike Pence, ont été très suivies ce week-end. Les chroniqueurs y voient un indicateur de l’état des relations transatlantiques et de l’ordre mondial actuel.

 

Au Danemark, pour Politiken, l’intervention de Merkel est révélatrice :

 

«Est-il vraiment nécessaire que la leader de l’Allemagne, Angela Merkel, doive rappeler aux Etats-Unis l’importance de l’OTAN ? Qu’elle doive citer les paroles d’un sénateur américain – républicain – qui disait que le multilatéralisme avait beau être compliqué, il valait tout de même mieux que d’être seul à la maison ? Comprend-il [Trump] que l’on risque l’effondrement de l’ordre international sur lequel ont reposé la sécurité et la coopération européennes pendant des décennies, pendant et après la guerre froide ? Ce n’est pas le genre de menaces que l’on brandit à la légère. Or c’est le grave constat que Merkel a dû faire.»

 

En Russie, Ria Novosti décèle dans le Munich Security Report le dilemme d’une Europe reléguée au second plan sur la scène géopolitique mondiale :

 

«De l’avis des auteurs du rapport, les Etats-Unis perdent leur hégémonie sur la planète et l’Europe n’est pas préparée à l’ère qui s’ouvre actuellement, celle d’une ‘concurrence entre les grandes puissances’. Un aveu remarquable, qui montre que l’Europe n’est pas comptée parmi ces puissances, qui se limitent aux Etats-Unis, à la Russie et à la Chine. Vu les récentes tentatives des Européens de se doter d’une armée commune, les auteurs évoquent la nécessité d’une ‘autonomie stratégique’ pour l’Europe et sa politique étrangère. … Or de nombreux Européens continuent de redouter la perspective d’acquérir ne serait-ce qu’une once d’autonomie supplémentaire.»

 

Au Pays-Bas, De Volkskrant se réjouit de l’état d’esprit affiché par l’Europe :

 

«Tandis que [le vice-président américain Mike] Pence évoque un ordre occidental vigoureux, Merkel se demande en public s’il n’est pas au bord de l’éclatement. Deux ans après la prise de fonction de Trump, les Européens ne tremblent plus au moindre tweet envoyé depuis la Maison-Blanche. Ils cherchent les moyens de s’affirmer dans un monde capable selon eux de s’en sortir sans leadership américain. On parle maintenant d »autonomie stratégique’ européenne, de ‘multilatéralisme flexible’ et de nouvelles formes de coopération entre les ‘pays disposés à le faire’.»

 

En Pologne pour terminer on peut lire : Un scénario du passé. La conférence de Munich sur la sécurité exhale un relent de passéisme, commente Polityka :

 

«La vérité, c’est que dans un monde tendu et affaibli, ce sont les pays les plus forts – et pas seulement sur le plan militaire – qui s’en sortent le mieux. C’est pourquoi les représentants des puissances mondiales que sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Allemagne sont les plus débonnaires sur la scène de Munich, tandis que les autres participants en sont réduits à exprimer leur crainte de voir disparaître un monde qui leur donnait un sentiment de sécurité. … L’auditoire de Munich a ses propres goûts, il apprécie les protagonistes connus. Or ces protagonistes ne connaissent peut-être pas d’autre rôle que celui qu’ils ont toujours joué.»


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