Nantes

Euradio

Current track

Title

Artist

Current show

Programme musical

00:00 06:30

Current show

Programme musical

00:00 06:30

Background

La revue de presse du 18 mars 2019 – D’autres voix parlent de la Crimée

Written by on 18 mars 2019

Le 16 mars 2014, un référendum non reconnu par la communauté internationale était organisé en Crimée, afin de consulter la population sur une adhésion de la péninsule ukrainienne à la Fédération de Russie. Tandis que l’Occident a dénoncé par la suite une annexion contraire au droit international, la Russie considère le « retour » de la Crimée dans le giron national comme un moment triomphal pour la politique du Kremlin. 86 pour cent des Russes voient toujours cette initiative d’un bon œil. Quid des éditorialistes ?

En Russie, Ria Novosti se félicite de la politique russe en Crimée :

«Au cours des cinq dernières années, la péninsule ‘dissidente’ est devenue, du point de vue de Washington et de Kiev également, une partie intégrante de la grande Fédération de Russie. Il ne s’agit pas seulement du pont du détroit de Kertch, dont la section ferroviaire devrait entrer en service cette année et dont la partie routière fait déjà partie du décor. Ni de la construction de deux centrales électriques flambant neuves, dont les premiers blocs tournent déjà à plein régime et garantissent la sécurité énergétique de la péninsule. Ni de l’autoroute ‘Tavrida’ ou de l’aéroport de Simferopol, qui satisfait désormais toutes les normes internationales. Non, le véritable changement au cours de ces années, il s’est produit dans les esprits des gens – des habitants de Crimée mais aussi de tous les citoyens russes.»

Vedomosti ironise sur l’euphorie persistante autour de la question criméenne en Russie :

«A commencé alors un âge d’or, à peine assombri par le recul des revenus réels et la dépression des consommateurs. Il n’en reste pas moins doré au plan psychologique. Mais toutes les bonnes choses ont un prix. Et même si l’on en a assez de payer, il n’existe pas d’alternatives politiques ni de ciments sociaux meilleurs que la Crimée – on n’en a d’ailleurs pas besoin. La généralisation du triomphalisme criméen a toutefois connu quelques écueils : le Donbass n’est pas venu compléter le territoire de la Crimée, et la victoire de Trump aux élections, fêtée au champagne à la Douma, n’a pas produit les avantages escomptés. Il n’en reste pas moins que le consensus criméen, certes mis à mal par les carences sociales et économiques, et inconscient de la manne publique affectée à la péninsule méridionale, n’en reste pas moins politiquement très solide.»

En Lituanie pour finir Cinq ans après l’annexion de la Crimée, Delfi dresse un bilan critique de la situation en Russie :

«Toute une série d’arguments attestent que Poutine déteste bien plus les Russes que ne le fait le Lituanien russophobe moyen. Ce ne sont ni les Lituaniens ni les Polonais qui ont privé les Russes de leurs droit à des élections libres et à une presse indépendante. … Poutine a empêché la Russie de devenir enfin un Etat normal, qui veille d’abord à l’intérêt de ses citoyens ; il l’a au contraire transformée en rapace, qui préfère priver un Etat voisin de l’un de ses territoires. Poutine et sa clique se construisent des palais et s’achètent des yachts avec de l’argent spolié. … Ils font transiter ces milliards d’euros sur des comptes en banque occidentaux, tandis que les Russes restent démunis – sans hôpitaux, par fois même sans électricité et sans chauffage.»


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *