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CRAMMED DISCS (BELGIQUE)

Written by on 3 mai 2019

Chaque mois, Euradionantes vous présente un label européen à l’antenne et sur le site internet. Gagnez des disques du label du mois de Mai 2019 en envoyant un mail à musique(at)euradio.fr en indiquant « CRAMMED DISCS».

THE LABEL

Interview with Marc Hollander , founder of Crammed Discs :

 

To hell with false modesty: Crammed seems to be recognized as one of the most exciting, adventurous and boundary-breaking independent labels worldwide. Based in Brussels and resolutely cosmopolitan-minded, the label has kept reinventing itself, and has been constantly coming up with new blends, mixing elements of rock, world music, pop and electronica ever since its inception in the early ’80s, often anticipating the musical movements which bloomed during the next three decades.

Crammed has released over 360 albums and 250 singles by artists from all over the world, spanning an entire musical and typographical alphabet from Aksak Maboul to Bebel Gilberto to Carl Craig, DJ Morpheus (& the Freezone series), Eddie ‘Flashing’ Fowlkes, Fred Frith, The Gruesome Twosome, Hector Zazou, Ian Simmonds (aka Juryman), John Lurie & Juana Molina, Konono No.1, Les Tueurs de la lune de miel (The Honeymoon Killers), Minimal Compact, Colin Newman, OY, Phosphorus, Q-Moog, Ramuntcho Matta, Skip&Die & Suba, Taraf de Haidouks & Tek 9/ 4hero, U-cef, Veronique Vincent, Wise In Time, Yasmine Hamdan, Zap Mama & Zuco 103, « X » being still an unknown quantity.

Although Crammed puts out records by artists from the four corners of the planet (from the Balkans to Africa, South America and the Middle East, as well as from Western Europe and the USA), the label doesn’t see itself as a « world music label »: it just happens to enjoy working with artists from around the world, some of whom sing in languages other than English…

Crammed’s sub-labels have included the Made To Measure composers’ series, world music collection Cramworld, electronic music imprints SSR, Language & Selector, and Ziriguiboom, a collection devoted to new Brazilian music. Nowadays, Crammed would like to believe that borders between genres are no longer indispensable, so most releases tend to come out under the simple « Crammed » banner.

Crammed’s current roster includes Acid Arab, Amatorski, Aquaserge, Don The Tiger, Ekiti Sound, Fauna Twin, Juana Molina, Kasai Allstars, Koçani Orkestar, Konono N°1, Le Ton Mité, Lula Pena, Matias Aguayo & The Desdemonas, Nova Materia, OY, Rozzma, Scott GilmoreStubbleman, Taraf de Haidouks, Tartit, Tuxedomoon, Véronique Vincent & Aksak Maboul, Yasmine Hamdan, Zenobia and more.

http://www.crammed.be

https://www.facebook.com/crammeddiscs/?ref=mf

https://twitter.com/CrammedDiscs

THE ARTISTS / RECORDS

EKITI SOUND

Ekiti Sound est à la pointe d’un nouveau dialogue musical entre Londres et Lagos. Son premier album confectionne de nouveaux circuits musicaux, appliquant des points de soudure entre culture des soundsystems anglais (drum & bass, dub, dubstep, funky house), hip hop, afrobeat et musiques populaires nigérianes. L’album intègre des couches successives d’histoire musicale, audacieusement frottées et superposées pour créer un collage sonore foisonnant.

Les racines jouent un rôle-clé pour Leke (aka ChiF), le musicien/producteur/chanteur qui est derrière le projet. Le  nom qu’il s’est choisi rend hommage à l’état Yoruba du sud-ouest du Nigeria, Ekiti (d’où son père est originaire). L’album Abeg No Vex (soit « ne le prenez pas mal », en argot nigérian…) voit s’entrechoquer les fréquences basses des soundsystems londoniens avec divers styles nigérians qui ont baigné l’enfance de Leke, dont la musique de Fela Kuti, omniprésente lors de réunions familiales depuis ses onze ans.

« Cet album est la bande-son de la nouvelle diaspora », nous dit Leke. « Les titres qui le composent sont baignés dans la mémoire des lieux qui m’ont marqué, des fêtes  clandestines dans les squats de Hackney (East London) aux sorties au Shrine à Lagos (la salle de concert historique crée par Fela à Ikeja) ».

L’album embrasse une multitude de perspectives et de lieux, tant par ses composantes stylistiques que par la diversité des langues utilisées: on passe insensiblement du yoruba au pidgin et à l’anglais, du chanté au rappé et au parlé, souvent au fil d’une seule et même chanson. A la fois kaléidoscopique et intégré, Abeg No Vex est cohérent dans sa célébration des différences. « C’est ma manière de rendre hommage à mon parcours, à toutes ces choses qui m’ont construit », dit Leke, « Et aussi de faire circuler ce nom qui symbolise l’énergie que mes parents m’ont donnée ». Il définit cet héritage en énumérant les quatre piliers qui forment la base de cet album: culture, amour, identité et famille.

Durant l’enfance de Leke, sa famille s’est constamment déplacée entre le Nigéria et le Royaume-Uni. Il a ensuite passé de longues années à Londres, et son retour à Lagos a modifié sa perception : « il a fallu que je replonge dans cette culture afin de constater que  je n’avais pas perdu cette partie de mon identité. Abeg No Vex n’est pas le fruit d’une décision mûrement réfléchie, mais plutôt une quête, un choc culturel, un bouleversement émotionnel ».

Depuis lors, Leke circule avec aisance entre Lagos et Londres. Il y a affûté ses talents auprès d’artistes des deux continents et noué de solides liens dans chacune de ces capitales. Il a travaillé en tant que monteur et designer sonore dans les célèbres Pinewood Studios de Londres, ainsi qu’au sein de Nollywood, l’industrie cinématographique nigériane. Il collabore toujours avec des cinéastes, tels que Abba Makama (Green White Green). Leke est également devenu aussi un acteur central de la scène musicale émergente de Lagos, co-fondateur de la Lagos Music Conference, et toujours attentif à nourrir l’énergie créatrice qui s’est à nouveau saisie de la ville. « L’attention qu’on nous porte n’a pas d’équivalent depuis les années 70 », dit-il.

Interrogé plus précisément sur ses influences formatrices, Leke cite pêle-mêle Gershwin et l’âge d’or du hip hop ’90s, et précise que sa culture musicale s’est en grande partie forgée grâce à l’écoute assidue de la radio, d’où découlent ses aptitudes pour le sampling et le collage: adolescent passionné, il créé ses propres edits à partir d’enregistrements sur cassette de morceaux des Four Tops, de James Brown, et bien d’autres, ainsi que l’ensemble de l’œuvre de l’iconique label soul Stax Records – pour le travail de batterie de Al Jackson Jr – et qu’il met bout à bout. La suite de son évolution musicale se déroule pendant les années 90 à Londres, quand il découvre le son dominant la capitale anglaise lors des grand-messes drum & bass. « J’ai toujours été inspiré par la complexité polyrythmique de la drum & bass. Ça se ressent d’ailleurs en filigrane dans certaines de mes programmations de batteries. »

Comme il le dit si bien : « Nous créons une nouvelle narration pour accompagner la sensibilité africaine moderne africaine, avec une point de vue global ».

MORE INFOS : https://www.facebook.com/ekitisound/

SCOTT GILMORE

From the heart of the strange, suburban environment known as the San Fernando Valley, a vast sprawl  on the edge of Los Angeles, Scott Gilmore produces his own brand of seductive, beguiling and dreamy pop music.

He’s just joined the Crammed Discs roster, and his new album Two Roomed Motel will be released on March 1st, 2019.

This is how Scott describes what he does:
I make music using synthesizers, drum machines, electric bass, and acoustic and electric guitars. I try to write music that is both beautiful and engaging. I enjoy writing many melodies, harmonies and counter melodies into my compositions to develop a sense of forward motion. My main influences include Brian Eno, Cluster, Kraftwerk, Stereolab, Talking Heads, YMO, ‘70’s and ‘80’s Ethiopian Music, J.S. Bach, and the out-takes from the Beach Boys Smile Sessions. (from an interview in Titel – Kultur Magazine, DE)

His first album Subtle Vertigo elicited praise from the media. Comparisons to sounds as diverse as those of Air, Stereolab, Italian film music from the ’70s and to solitary eccentrics such as R. Stevie Moore and Captain Beefheart were drawn.

Scott Gilmore will be performing solo shows around US and Europe, from Spring 2019 onwards.

The first single off the new album is the title track, it’s illustrated by a music video which Scott directed himself.

MORE INFOS : https://www.facebook.com/scottgilmoremusic/

DON THE TIGER

Bienvenue dans le monde extraordinaire de Matanzas. Guidés par la voix grave et expressive de Don The Tiger, nous y découvrirons comment le boléro cubain peut se colleter à des techniques expérimentales d’enregistrement, comment l’esprit des processions andalouses peut coexister avec de la musique de jeux vidéo, comment la sardana catalane est susceptible de renaître sous forme de musique ambient cubiste. Nous y croiseront des requins carnassiers, des relations sentimentales vouées à l’échec, des perroquets, des pirates, et même un pêcheur de la Mer d’Aral disparue.

Don the Tiger est le projet personnel de Adrián de Alfonso, personnage central de la scène underground de Barcelone jusqu’il y a peu, et guitariste nomade qui a régulièrement joué avec Lydia Lunch, Mark Cunningham, Robert Forster ou encore Carla Bozulich.

Installé désormais à Berlin, Don The Tiger s’y inspire de tout ce qui lui manque dans cette ville (de la rumba à la guabina andine en passant par le flamenco, la fantaisie baroque et la MPB), y injecte une dose de musique concrète et de techniques sophistiquées de sampling, et interprète le tout avec un style qui doit davantage au rock’n’roll primitif qu’à autre chose.

Décrit par Don The Tiger comme “un plongeon dans l’exubérance mélodique, après des années de pratique expérimentale”, Matanzas est son second album. Il a été produit et mixé avec le concours de l’artiste de pop expérimentale colombienne Lucrecia Dalt.

MORE INFOS : https://www.facebook.com/Don-The-Tiger-356964367756061/

STUBBLEMAN

Stubbleman’s panoramic debut album, ‘Mountains and Plains’, is inspired by a road trip across the USA, and the eleven tracks evoke the poignant delights of endless train tracks, sleepless cities, nostalgic ruins, big skies, high deserts and lost junctions, keeping at all times an affectionate eye for the humanity which populates these diverse landscapes.

Stubbleman is the alter-ego of maverick composer and producer Pascal Gabriel.

From humble beginnings in a Belgian punk band, Pascal moved to London in 1979 to form a string of art-school experimental bands, until he discovered the joys of the recording studio and gained recognition as an innovative producer & songwriter.

Initially known for landmark dance hits “Theme from S’Express” and “Beat Dis”, he has since composed with, produced and mixed a huge spectrum of artists including Dido, Kylie Minogue, Inspiral Carpets, Can, Bebel Gilberto, Miss Kittin, Wire, Ladyhawke and countless others.

After many years in the wilderness of pop, Pascal has re-embraced his adventurous electronic ambient past with a project combining a lo-fi, cinematic mixture of found sounds, field recordings and modular synthesisers, often accompanied by live piano.

Stubbleman’s panoramic debut album, Mountains and Plains, is inspired by a journey across the USA, during which Pascal recorded many sounds and ideas to be used as a basis for eleven tracks. These were further elaborated in his studio in southern France, and mixed in London with his old friend and accomplice Gareth Jones (Depeche Mode, Nick Cave, Tuxedomoon, Grizzly Bear).

A true sonic road trip, the album evokes the poignant delights of endless train tracks, sleepless cities, nostalgic ruins, big skies, high deserts and lost junctions (which Pascal also captured in videos which will illustrate his live shows), keeping at all times an affectionate eye for the humanity which populates these diverse landscapes.

The music in Mountains and Plains can be perceived as a contemporary take on the golden era of ambient music in the ‘70s, while entertaining a relationship with the current trend of instrumental music which sits on the border between electronic and classical/minimal.

MORE INFOS : http://stubblemanmusic.com/

NOVA MATERIA

Puissante, hypnotique et originale, la musique de Nova Materia incorpore des sons inouïs générés par des matières premières brutes et minérales (métal, pierres) pour créer un univers à la fois dansant et onirique, à la croisée du rock postpunk et de l’électronique, qui captive déjà aussi bien festivals et clubs que le monde des arts plastiques et de la performance.

Nova Materia est le duo formé par la Française Caroline Chaspoul et le Chilien Eduardo Henriquez. Rien chez eux ne relève du commun. Leurs instruments sont des tubes en acier, des plaques de fer, des pierres frottées ou projetées sur des surfaces métalliques, des guitares couchées à l’horizontale et percutées à l’aide de mailloches, ainsi qu’un éventail de machines. Ils chantent, scandent ou chuchotent des textes mystérieux, et des slogans elliptiques (en français, anglais, espagnol et dans des langues imaginaires) qui contribuent à construire leur propre univers mythologique, à la fois tellurique et futuriste.

Nova Materia est né il y a trois ans des cendres de Panico, le groupe rock fondé au Chili durant la période bouillonnante qui suivit la fin de la dictature, avec lequel Caroline et Eduardo ont parcouru la planète et sorti plusieurs albums. Le groupe s’arrête, stupéfié par une expérience cathartique dans le désert de l’Atacama. Caroline et Eduardo fondent alors Nova Materia et font paraître deux EPs réalisés en collaboration avec Chloé Thévenin, avant de rejoindre des artistes tels que Acid Arab, Konono N°1, Aquaserge, Juana Molina, Yasmine Hamdan ou encore Matias Aguayo au sein du roster de Crammed Discs.

Nova Materia a enregistré et réalisé son premier album dans son studio parisien. Il s’intitule It Comes. Dès les premières secondes de la plage d’ouverture, on pénètre dans un monde parallèle et on s’y perd avec délice, au fil de dix plages qui alternent atmosphères rêveuses ou étranges et morceaux rythmiques, irrésistiblement dansants.

L’album bénéficie de la participation d’invités qui sont intervenus sur certains titres: la productrice/DJ Chloé Thévenin (Lumière Noire), la chanteuse Narumi Hérisson (Tristesse Contemporaine) et le producteur de musique électronique  Jérôme “Blackjoy” Caron. Le mixage a été effectué à Bruxelles par Gregory Bauchau (Konono N°1, Lio, Aksak Maboul, Veence Hanao).

Les illustrations de la pochette sont signées Camille Vivier, dont le travail photographique est très apprécié dans les mondes de l’art et de la mode (elle a obtenu le prix de la photo au Festival d’Hyères, une bourse de la Villa Médicis, elle est l’auteur de plusieurs livres de photographie, et expose son travail à travers le monde).

Autre facette remarquable du groupe: son activité transdisciplinaire. Nova Materia compose beaucoup de musiques pour des films (notamment des long-métrages de Nabil Ayouch, Gael Garcia Bernal etc) et pour des marques. En 2017, le groupe a créé une pièce musicale/littéraire pour France Culture, en collaboration avec l’écrivain Tristan Garcia, une œuvre de 60 minutes intitulée « Du point de vue des pierres ». Ce travail est également un live/installation qui a déjà vu le jour avec la participation de la chanteuse Laetitia Sadier (Stereolab) lors du Festival RBMA 2017. Nova Materia a récemment composé et enregistré la musique d’une pièce de Vincent Macaigne, « Je suis un pays », créée au Théâtre de la Colline dans le cadre du Festival d’Automne.

MORE INFOS : https://www.facebook.com/NovaMateria/

JUANA MOLINA

Juana Molina is a good witch. See the front cover of this album: a bone is looking at us! And when a bone looks at us, we’re being watched by the entire history of paleontology. The bone is a sign of having been, it’s the last remain, after the passage of vultures, hyenas, rodents and worms. But the bone became lever, weapon and inscription surface. And the bone is also Stanley Kubrick, that name we invented for jumping from the monkey to the superhuman, as well as from the caves to the moon, to Jupiter and beyond. In ancient folk legends, buried bones were believed to be the cause of luz mala (‘evil light’, also known as ghost lights or will-o’-the-wisp), that strange halo which floats above the ground and scares travellers at night.

But Juana Molina is a good witch, and this particular bone isn’t sinister or menacing, it wants us to reconcile with its kind. It’s both playful and serious, ironic, imaginative and quite magical, just like Juana’s music.

Halo
is Juana Molina’s seventh album, and it pursues the experimental path she began years ago, marking a new milestone in the evolution of her own, unmistakable voice. She’s « on an evolutionary journey of her own devising » (Pitchfork), and pushes once more her « eerie, hypnotic » music « to increasingly haunting heights (as written by Spin magazine about her previous record).

The twelve tracks in Halo abound with hypnotic rhythms which seem to draw their energy from immemorial rituals; with timbral explorations and ever-changing soundscapes; with mysterious lyrics often touching on witchcraft, premonition and dreams, always used as metaphors for emotional states; with voices which sometimes move away from word and meaning to be reduced to abstract phonemes and onomatopoeia.

Juana approaches music in a very physical, intuitive way: every instrument and electronic resource is an extension of her body, and is used to express feelings and moods. It’s magic, in its oldest sense: art or technй, which articulates knowing with doing, in order to produce something which didn’t exist before.

Halo
was recorded in Juana Molina’s home studio outside of Buenos Aires, and at Sonic Ranch Studio in Texas, with contributions by Odin Schwartz & Diego Lopez de Arcaute (who have both been playing live with Juana for a number of years), and Eduardo Bergallo (who has taken part in the mixing of her previous albums), with Deerhoof’s John Dieterich making a guest appearance in a couple of tracks.

MORE INFOS : http://juanamolina.com/halo/

LIO

Adulé dans son pays, moins connu en Europe, Dorival Caymmi (1914-2008) est l’un des chanteurs et compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique populaire brésilienne. Des figures majeures telles que João Gilberto, Gilberto Gil ou Caetano Veloso l’ont porté aux nues et ont revendiqué son influence haut et fort.

L’élégant parolier Jacques Duvall (qui a beaucoup écrit pour Alain Chamfort, Lio, Jane Birkin ou Dani) a conçu ce projet d’album dans lequel son éternelle complice Lio interprète douze chansons de Dorival Caymmi. Les oeuvres du maître bahianais y sont subtilement revisitées, comme déplacées dans l’hémisphère nord, grâce aux inventifs arrangements du musicien français Christophe Vandeputte et à la lecture émouvante qu’en donne Lio (née Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos), dont c’est le premier album chanté en portugais.

Tous deux fans du dessinateur Loustal, Lio et Jacques Duvall lui ont demandé d’illustrer le projet par un dessin original, qui en orne la pochette.

J’ai découvert Dorival Caymmi en dénichant à la FNAC une compile de ses chansons interprétées par différentes stars brésiliennes (Chico Buarque, Tom Jobim, Gal Costa). J’ai instantanément craqué pour ces mélodies merveilleuses, cette délicieuse sophistication dans la simplicité la plus désarmante. Les chansons de Caymmi, composées la plupart dans les années 30, célèbrent Bahia, la cité la plus africaine du Brésil, la mer, les pêcheurs et l’amour. J’ai eu l’impression de tomber sur un trésor qui ne demandait qu’à être partagé, au-delà des époques et des frontières.Enthousiasmé, j’ai fait écouter ces chansons à un ami proche: le guitariste Chris Vandeputte, originaire de Valenciennes (pas exactement les mêmes latitudes que Bahia!). Les conséquences ne se sont pas fait attendre: il s’est retrouvé comme envouté par une sorcière vaudou et, fiévreusement, il a entrepris de créer des arrangements nouveaux pour ces petits bijoux anciens. Pour ma part, j’ai ajouté à chaque texte original en portugais un couplet supplémentaire en français à l’attention du public francophone, en forme de résumé de l’esprit de la chanson.Notre interprète, nous la pressentions déjà: seule Lio pouvait combiner le culot (de s’attaquer à ce maître inconnu ici mais incontournable dans son pays) et l’humilité (de servir ce répertoire avec le coeur) nécessaires pour rendre justice à ces petits chefs d’oeuvre populaires. Il restait à la convaincre. C’est là que la magie de Caymmi a fonctionné à plein: une seule écoute a suffi à faire naître un grand sourire sur les lèvres de notre ex-punkette bruxelloise. Je savais qu’une belle aventure allait commencer.
Jacques Duvall

MORE INFOS : https://crammed.greedbag.com/buy/lio-canta-caymmi/

YASMINE HAMDAN

Jamilat Reprise, an album of reconstructions and remixes, revealing some of the lovely, secret perspectives hidden in Yasmine’s Hamdan impressive, successful second album Al Jamilat, courtesy of 9 distinguished artists & producers, including mighty Parisian electronic music crew Acid Arab, Chilean maverick Matias Aguayo, elegant German ensemble Brandt Brauer Frick, Berlin techno artist Shed, Crammed’s own Greg Bauchau, Cubenx from Mexico, Olga Kouklaki from Greece, and mysterious, recluse middle-eastern producer George Bshoum. Yasmine Hamdan herself has contributed a great remix of “La Chay”.

MORE INFOS : https://www.facebook.com/yasminehamdanofficial/

MATIAS AGUAYO & THE DESDEMONAS

The Desdemonas are a 4-piece rock band, fronted by Aguayo (who sings and plays a variety of instruments). It’s also a fictional story about a group of teenagers in a dystopian world (the story will be told in the lyrics, and in cartoons and videos based on Aguayo’s drawings). And it’s of course an album, in which Matias digs deep into some dark forms of rock music which inspired him as a teenager, and brilliantly revisits them in a moody, compelling, post-electronic 2017 style.

MORE INFOS : https://matiasaguayo.bandcamp.com/album/sofarnopolis

AQUASERGE

As many of us already know, the hyper-imaginative sound of experimental pop band Aquaserge takes on an even wilder dimension on stage, and they’re viewed as one of today’s most exciting live bands. In the wake of last year’s acclaimed Laisse ça être album, here’s an opportunity to enjoy Aquaserge’s tremendous live sound. Déjà-Vous? (‘you, already?’) was created from recordings made during two shows in 2016 and 2017, for which the band was augmented by the 3-piece horn section which plays with them on specific occasions.

Déjà-Vous? contains live renditions of eight tracks: four from Laisse ça être, three from the band’s previous releases, and an impromptu version of the jazz standard ‘My Funny Valentine’. Most songs have been thoroughly rearranged for the occasion, and some of the pieces were used as source material for some interesting editing work, on the B-side of the LP.

MORE INFOS : https://www.facebook.com/aquasergee/

 

 


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