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La revue de presse du 7 mai 2019 – édition du soir

Written by on 7 mai 2019

Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction.
Ce chiffre, publié lundi par le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité a voulu souligner l’urgence qui ressort de son premier rapport mondial.
Robert Watson, président du groupe, a rappelé que l’homme mettait en danger son propre écosystème, et que celui-ci est indispensable à sa survie.
Si les commentateurs évoquent les mesures pour enrayer la tendance, ils ne savent toutefois pas comment les implémenter.

C’est ce qu’on peut lire par exemple sous la plume de Bert Wagendorp, chroniqueur au quotidien néerlandais De Volkskrant. Il doute de son côté de la capacité des hommes à redresser la barre :

“L’exploitation impitoyable que l’homo sapiens fait de la planète, n’hésitant pas à chasser les autres espèces ou à détruire leur habitat naturel, est sans précédent dans l’histoire de la vie.
Notre inventivité et notre férocité ne connaissent aucune limite, et la destruction se poursuit à un rythme de plus en plus effréné.
A vrai dire, le rapport appelle une nouvelle espèce humaine, libéré de l’égoïsme et de l’appât du gain qui lui sont propres, vivant dans une harmonie durable avec la nature.
Il contient aussi l’avertissement : le revirement indispensable se heurtera à la résistance ‘de ceux qui ont intérêt à maintenir le statu quo actuel’. C’est certain.
Et cela ne me rend pas optimiste.”

En France, Le Figaro estime que l’homme et la nature sont incompatibles aujourd’hui :

“Soyons francs, nous ne sommes pas à une contradiction près : nous voulons des pelouses impeccables, sans couleuvres ni taupes, nous aimons les abeilles pour le miel qu’elles produisent mais à condition qu’elles ne viennent pas bourdonner à nos oreilles.
Bien sûr, une prise de conscience est nécessaire.
La croissance mondiale a pour effet de sortir une partie de l’humanité du sous-développement.
A quel prix pour l’environnement ? De l’homme ou de la nature, qui sauver ? Surtout quand celui-là a impérativement besoin de celle-ci.
Moderne dilemme que nous n’avons pas fini de méditer…”

Enfin, c’est en Suède que l’on cherche des raisons d’espérer, on peut lire dans les colonnes de Dagens Nyheter :

“C’est un rapport bien pensé et appuyé par 130 pays. C’est positif.
Trop souvent, on se focalise sur l’individu et sur tout ce qu’il fait et qu’il ne devrait pas faire : prendre l’avion pour de courtes distances, mais prendre le bateau est pire encore, et gare à celui qui s’achète un nouveau jeans, car l’industrie du textile pollue à elle seule encore plus que les transports aériens et maritimes réunis.
Tout est néfaste et dangereux.
Mais dans le fond, l’enjeu central est de nature législative et réglementaire, un accord mondial.
Et c’est précisément ce qui est positif : chaque Etat qui signe un rapport attestant de la gravité de la situation s’engage à agir.”

Rendu possible par euro|topics.

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