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Allemagne: législatives anticipées? – La revue de presse du 3 juin 2019 édition du soir

Written by on 3 juin 2019

On ne parle que de cela en France aujourd’hui : Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a démissionné !
C’est certes important, mais bien moins qu’une autre démission, celle-ci outre-Rhin : Après le revers de son parti aux européennes, c’est Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates allemand, le SPD, qui choisit de partir.
La chancelière Angela Merkel et la direction de la CDU-CSU refusent d’y voir une possible remise en cause de la coalition gouvernementale.
Ce qui n’empêche pas les éditorialistes d’évoquer la perspective d’élections anticipées et les défis considérables auxquels sont confrontés les sociaux-démocrates et l’Etat allemands.

Par exemple, en Autriche, Die Presse préconise que le SPD ferait bien de regarder autour de lui en Europe pour renouer avec le succès :

“Les sociaux-démocrates danois suivent actuellement un cap populiste qui leur réussit.
Ils répondent aux souhaits de leur électorat traditionnel tout en suivant une politique étrangère limitée et une politique économique plus à gauche.
Ils devraient probablement l’emporter aux législatives de mercredi.
Il peut également payer de s’adresser à un public urbain et de laisser de larges pans de l’électorat ouvrier à l’extrême droite.
Mais pour y parvenir, il faut toutefois que les sociaux-démocrates arrivent à convaincre.
Avec Andrea Nahles ou Martin Schulz, le SPD ne pouvait pas prétendre s’imposer dans les milieux verts et urbains.
En Espagne en revanche, le chef de file des socialistes, Pedro Sánchez, a su le faire – du moins aux européennes.”

La chute du gouvernement Merkel est la dernière chose dont l’UE ait besoin, préviennent les croates de Jutarnji list :

“Il existe des Etats membres dont les crises politiques peuvent ébranler l’UE. L’Allemagne est l’un d’entre eux, surtout lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes pour l’avenir de l’Europe.
Sans gouvernement allemand stable et fort, à une période où d’autres pays sont tout bonnement privés de gouvernement, voient leur cabinet démissionner ou attendent la formation d’une coalition – comme en Autriche, Finlande et Belgique – l’UE a un problème.
L’Union a par ailleurs besoin, dans les trois semaines à venir, de savoir le nom du futur président de la Commission et ceux de quatre postes clés : président du Conseil, du Parlement, de la BCE et chef de la diplomatie européenne.”

Enfin, en suède on pointe que l’Allemagne est confrontée à d’énormes défis, c’est en tout cas ce que souligne le quotidien Svenska Dagbladet :

“Il y a non seulement le risque d’élections anticipées, peut-être après les régionales de l’automne en Allemagne de l’Est, où l’AfD devrait réaliser des résultats records. Mais une multitude d’autres conflits explosifs couvent aussi sous la surface.
L’activité des centrales nucléaires devra avoir cessé d’ici deux ans, l’extraction et la combustion du charbon d’ici 2038. A quoi tournera ce grand pays industrialisé ? Mystère.
L’industrie automobile va au-devant d’une grande restructuration, qui devrait coûter des dizaines de milliers d’emplois. Les infrastructures sont vétustes.
Rien ne dit que l’Allemagne soit incapable de relever ces défis, mais ce ne sera pas un long fleuve tranquille.
Notamment parce que tout cela a pour toile de fond un paysage politique en profonde mutation.”

Réalisée en partenariat avec Eurotopics


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