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La revue de presse du 4 juin 2019 – édition du soir

Written by on 4 juin 2019

La presse européenne se penche sur la visite du président américain Donald Trump au Royaume-Uni.

Lors de cette dernière, Trump a proposé la négociation d’un accord commercial entre les deux pays. Londres, de par son appartenance à l’UE, ne peut pas conclure d’accords bilatéraux pour le moment. Mais « une fois le Royaume-Uni libéré de ses entraves, cet accord deviendra possible », a souligné Trump sur Twitter. Que penser de cette offre ? Les éditorialistes sont partagés.


Les Britanniques devraient se montrer reconnaissants. Le président américain est plus conciliant avec le gouvernement britannique que son prédécesseur Barack Obama, se réjouit The Spectator :
“Donald Trump est le dirigeant politique de notre principal allié – qui est aussi notre allié le plus puissant. Son gouvernement est désireux de proposer un contrat commercial à la Grande-Bretagne. Trump avait déjà affirmé que la Grande-Bretagne, une fois sortie de l’UE, serait ‘la première dans la file d’attente’. Obama, pour sa part, nous avait menacé d’être relégués ‘en fin de file d’attente’. Il est indéniable que la proposition de Trump est préférable pour Londres. Les Etats-Unis sont de loin le premier marché d’exportation de la Grande-Bretagne. C’est une opportunité qu’il faut saisir sans hésiter – ce que Theresa May n’avait pas fait.”

Lors de futures négociations commerciales avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne pourrait connaître de désagréables surprises, estime pour sa part le journal espagnol La Vanguardia :
“La liste des victimes de Trump est longue – du Mexique à la Chine en passant par l’UE. Et rien ne dit que la Grande-Bretagne ne viendra pas allonger la liste. Si le pays devait finalement opter pour un Brexit dur, il pourrait être tenté de renforcer ses relations avec les Etats-Unis, son allié traditionnel, comme l’annoncent les pro-Brexit. Or la position de négociation de la Grande-Bretagne, affaiblie par l’UE, ne sera pas optimale. Par comparaison, les Etats-Unis seront en position de force, ce qui pourrait contraindre les Britanniques à faire plus de concessions qu’ils ne désireraient en faire.”

Enfin, la presse européenne s’interroge également sur

l’origine des difficultés rencontrées par le SPD:

Un triumvirat formé des ministres-présidentes ainsi que du

responsable du parti en Hesse, a été désigné pour

assurer l’intérim à la tête du SPD. La présidente du SPD, Andrea Nahles, avait démissionné dimanche suite à la défaite historique essuyée par les sociaux-démocrates aux européennes.

Le SPD n’est pas le seul responsable de sa déroute,

estiment les éditorialistes.

Pour l’antenne roumaine de la Deutsche Welle, Merkel

n’est pas étrangère à la crise du SPD :

“Pour asseoir un pouvoir qu’elle doit aux strictes réformes

du marché du travail adoptées par Gerhard Schröder, ex-dirigeant du SPD – Merkel a consenti à beaucoup de compromis. … Elle a négligé les valeurs de son électorat conservateur chrétien et rejoint le camp progressiste et politiquement correct de l’échiquier politique.

… Elle a marqué le début du déclin du SPD, une grande formation qui avait engendré des chanceliers aussi illustres que Willy Brandt et qui vient de perdre non seulement sa cheffe, mais aussi l’équilibre que lui conférait sa position centriste.”

De Tijd estime lui aussi que la chancelière a une part de responsabilité dans l’actuelle déroute des sociaux-démocrates, mais à un autre niveau :

“L’électeur ‘européen’ a délivré un vote sanction. … Il a puni la ‘technocratie centriste’. Un mode de gouvernance dans lequel on ne dirige plus, mais on ‘gère’, on ‘administre ». Voilà la caractéristique principale de la gouvernance Merkel. … Pour des raisons historiques, l’Allemagne a longtemps été une démocratie très stable – ce qui rend le tournant actuel d’autant plus étonnant. La fin proclamée du clivage gauche/droite semble prendre tout son sens aujourd’hui. La question qui se pose désormais est de savoir si entre le centre et les extrêmes, une politique viable est encore possible.”


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