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Production indépendante en Europe : L’édito de Raluca Calin

Written by on 18 octobre 2019

Bonjour Eugène, Bonjour chers auditeurs

Eugène, Savais-tu qu’en Europe on produit environ douze mille heures de programmes audiovisuels ? 

Il s’agit d’environ neuf cent soixante titres individuels, produits par des producteurs indépendants des vingt-huit pays de l’Union européenne. 

Conformément à ses statuts, « est considérée comme production indépendante la production non contrôlée, en fait ou en droit, par un radiodiffuseur et qui peut donc préserver l’indépendance de sa gestion et disposer librement de sa production ou qui est reconnue comme indépendante par les associations nationales représentées ». 

Cela veut dire qu’un producteur indépendant se doit de ne pas dépendre financièrement d’un seul donneur d’ordre. A ce titre, il se doit de trouver des sources de financement pour son projet, de calculer et de contrôler son budget, de gérer les droits d’auteur, de sélectionner les scénarios et les principaux talents, de trouver d’éventuels coproducteurs, de négocier des contrats et assurer une rémunération équitable aux personnes qui participent au projet, ainsi que de superviser le tournage et le montage, et d’être le principal point de contact pour les radiodiffuseurs concernés. 

Si la définition a été initialement imaginé pour parer à la problématique d’intégration verticale des studios hollywoodiens, en Europe elle est connotée d’une pluralité de significations selon les pays. De fait, nous pouvons parler d’indépendance ou de son absence, souvent lorsque l’on parle de la politique. Puisqu’il ne faut non plus se cacher les yeux, le cinéma et la télévision sont depuis toujours des instruments de pouvoir

A l’échelle de l’Union européenne, la promotion de la production indépendante se concrétise par l’obligation faite aux radiodiffuseurs de consacrer 10 % au moins de leur temps d’antenne à des « oeuvres européennes de producteurs indépendants » ou d’investir 10 % au moins de leur budget de programmation dans des « oeuvres indépendantes émanant de producteurs indépendants de tout organisme de radiodiffusion télévisuelle ».

Il s’avère que cela fonctionne plutôt bien, puisque74% des titres de fictions télévisées et des 60% des heures peuvent être considérés comme des productions indépendantes. 

Il résulte qu’en 2017, sur les neuf cent soixante titres de fictions télévisées ont été produits dans l’Union européenne, de téléfilms en une ou deux parties et des séries télévisées de trois à treize épisodes représentent 82 % de l’ensemble des titres produits ; les séries télévisées de plus de treize épisodes constituent quant à elles 73 % de l’ensemble des heures produites.

Les formats diffèrent en fonction de la demande par pays. Certains pays, comme la Slovénie, la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie, Chypre et le Portugal se concentrent sur des feuilletons ou des telenovelas diffusés pendant de nombreuses années. D’autres constituent une importante plateforme de téléfilms, comme l’Allemagne et, dans une moindre mesure, l’Autriche et la France. Enfin, certains pays produisent principalement des séries télévisées de grande qualité, composées de 3 à 13 épisodes, c’est le cas du Danemark, de la Suède, du Royaume-Uni, de la Finlande et de la Belgique. 

Mais ce qui demeure une réussite c’est que grâce à son système incitatif, l’Union Européenne a réussi son pari de produire et diffuser plus de 50% des programmes audiovisuels.


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