Nantes

by Euradio

Current track

Title

Artist

Current show

Programme musical

00:00 06:30

Current show

Programme musical

00:00 06:30

Background

La revue de presse du Brexit du 21 octobre 2019

Written by on 21 octobre 2019

Il fallait remonter si loin pour voir le parlement britannique siégé un samedi, se remémore Andrew Grice de The Independent.

Je cite «Un véritable instant d’unité nationale. Mais aussi un moment fort pour notre parlement».

37 ans plus tard, après des mois de critiques, les parlementaires avaient une chance unique: celle de se racheter.

Un essai manqué. Je cite

«Le débat de 1982 s’est conclu en beauté, aujourd’hui il était insignifiant».

Le constat est sévère mais traduit le sentiment d’une partie de la presse britannique: la consternation.

«Un super samedi ? C’était plutôt un samedi superflu» pour Michael Deacon du Telegraph.

Pour lui, cette journée résumait un peu à elle seule le Brexit

«Une montée en pression hystérique. De la folie médiatique. La promesse au public qu’il s’agit de la bataille finale, du moment de vérité. Et puis, à la dernière minute, les parlementaires qui décident de reporter la décision à un autre jour»

Pourtant, d’après The Sun, tout le monde était en faveur de ce texte arraché à Bruxelles jeudi. Je cite

«Notre gouvernement et l’Union européenne veulent de l’accord de Boris Johnson – et les électeurs aussi».

Le gouvernement, assurément.

L’Union européenne, surement.

Les électeurs, c’est plus compliqué.

Puisque pendant ce temps, à quelques mètres de Westminster, des centaines de milliers de personnes marchaient contre le Brexit.

«Nous avons défilé avec de l’espoir mais peu d’attentes», déplore Will Hutton dans le Guardian.

Une marche contre je cite «l’instinct de survie primaire des conservateurs et la temporisation sans fin de Jeremy Corbyn».

Bref, si ces Britanniques défilaient c’était pour que les choses avancent.

Un contraste saisissant face à ce parlement sclérosé, où Boris Johnson s’est vu contraint de demander une nouvelle extension.

«Maison de fou», titre le Daily Mail.

«Le Royaume-Uni pouvait respirer à nouveau et sortir de ce purgatoire. A la place, les parlementaires nous imposent d’agoniser encore plus, avec un autre report», se lamente le tabloid.

Une issue qui donne le sourire au Daily Mirror.

Il liste dans un article corrosif les 9 fois où Boris Johnson avait juré ne jamais demander d’extension.

Je cite

«Il avait dit préférer mourir dans un ravin que reporter le Brexit. Maintenant, Boris Johnson est obligé de demander une extension».

Le tabloïd proche des travaillistes se délecte.

Camilla Cavendish du Financial Times en conclut – à juste titre – qu’il est temps d’élever un peu le débat pour s’en sortir.

Je cite «Le premier ministre doit partager avec le peuple britannique une vision pour le futur».

Un conseil vertueux, mais difficile à appliquer.

Comment parler du futur quand les Britanniques ne savent même pas où ils seront au 1er novembre ?

Dans ce contexte, les responsables politiques réfléchissent à court terme.

Et c’est assurément là, une partie du problème.


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *