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Vous reprendrez bien un peu de Brexit : La revue de presse européenne

Written by on 4 novembre 2019

Il est rare que la presse européenne ne consacre pas une seule de ses pages au Brexit.

Ces temps-ci, c’est le report qui fait les choux gras : Dans le processus du Brexit, la Grande-Bretagne s’est ménagée un temps de répit : le pays renouvellera son Parlement en décembre et la date de sortie de l’UE a été repoussée au 31 janvier, avec l’accord de Bruxelles, qui ne perd pas l’espoir d’une sortie encadrée.

Les commentateurs évoquent les scénarios possibles pour le lendemain du divorce.

En Espagne, dans El País, le politologue Víctor Lapuente décrit l’UE comme un géant immuable, imperméable à la moindre altération des règles. Ce que l’on retrouve ainsi sous sa plume :

“Il y a plus de trois ans, les Britanniques ont décidé qu’ils voulaient sortir de l’Union.

Or ils en font encore partie.

Et même s’ils devaient un jour réussir à en sortir, ils resteront liés par une multitude de règlements européens.

Sur la crise catalane, le Brexit et la question grecque, l’UE a montré qu’elle était loin d’être un club fragile au bord de la dissolution.

Tout ce qu’elle touche se pétrifie.

Ses ingénieurs – non pas les politiques mais les fonctionnaires – ont tissé un étroit réseau de réglementations et d’obligations auquel il est impossible d’échapper.

Peut-être ce Titanic européen coulera-t-il un jour. Mais d’ici là, personne ne pourra quitter le navire.”

En Finlande, on pointe que les incertitudes liées au Brexit mettent à rude épreuve le monde des entreprises, ce que l’on peut lire ainsi dans le quotidien Kauppalehti :

“Même le plus ambitieux des accords commerciaux ne remplacera pas le marché unique.

La situation est absurde : les partenaires négocient des accords commerciaux qui auront pour effet de compliquer le commerce et d’éloigner les partenaires les uns des autres.

Les entreprises ont investi beaucoup d’argent dans les préparatifs du Brexit.

Et pourtant, personne ne sait vraiment comment se préparer à cette perspective.

Le climat est dominé par une forme de lassitude de mauvais augure pour la mise en œuvre du Brexit, le moment venu.”

Enfin, en Autriche, dans Wiener Zeitung, la politologue Melanie Sully émet l’hypothèse que Johnson pourrait poursuivre la politique de Cameron pour le Royaume-Uni post-Brexit. Ce qu’elle exprime ainsi :

“Ces trois dernières années et demie ont mis en branle énormément de choses, elles n’ont en aucun cas été du temps perdu.

L’accord de Johnson permet de mieux envisager l’ère post-Brexit.

Beaucoup de négociations doivent encore être finalisées, mais un certain nombre de tendances se dessinent.

L’Ecosse suivra sa propre voie, quoi qu’il advienne. Même sans indépendance, l’Ecosse peut se détourner de Londres et s’aligner sur le droit européen.

L’accord de Johnson prévoit un statut spécial pour l’Irlande du Nord.

Le Premier ministre fera probablement avancer le conservatisme anglais, qui suit une troisième voie entre économie de marché et nationalisation.

En fin de compte, il s’agit du ‘programme de modernisation’ inachevé de l’ex-Premier ministre David Cameron.

Reste à voir si Johnson aura davantage de succès.”


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