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N’abandonnez pas les grecs et les réfugiés : La revue de presse européenne

Written by on 26 novembre 2019

Le gouvernement grec choisit de durcir sa politique migratoire : les trois plus grands camps de migrants sur les îles de Lesbos, Chios et Samos fermeront leurs portes et seront remplacés par des centres de rétention fermés, appelés « centre d’identification et de départ ».

Les éditorialistes jugent que la responsabilité de l’UE est engagée.

En Allemagne on juge effectivement qu’il ne faut pas que l’UE abandonne la Grèce à elle-même sur la question migratoire. C’est en tout cas ce que fait valoir Gerd Höhler, correspondant du quotidien Handelsblatt à Athènes. Ce que l’on peut lire ainsi sous sa plume :

“L’Union doit cesser de faire comme si tout cela ne la concernait pas.

Il faut enfin répartir équitablement le fardeau et soulager les pays d’arrivée comme la Grèce d’une partie de leurs demandeurs d’asile.

D’une manière ou d’une autre, la pression migratoire s’intensifiera en Europe.

Tôt ou tard, les migrants bloqués en Grèce chercheront à gagner les autres pays d’Europe, en dépit des frontières fermées.

Il serait préférable de ‘piloter’ dès maintenant les flux – avant que l’on ne perde le contrôle, comme ce fut le cas à l’été 2015.”

En Turquie, on considère que La dissuasion n’est pas une solution. Ce que fait valoir le journal Daily Sabah de cette manière dans ses colonnes :

“La Grèce transforme les îles égéennes en camps de concentration pour réfugiés.

La Grèce n’est pas la seule à prendre des mesures strictes contre l’immigration clandestine.

D’autres gouvernements européens suivent l’exemple et admettent qu’ils ne peuvent résoudre la question des réfugiés.

En guise de réponse, ils préconisent une combinaison de mesures strictes et de déportations.

Ces mesures ne suffisent toutefois pas à résoudre le problème en soi.

Quoi que fassent les Européens pour effrayer les migrants, ceux-ci ne fléchiront pas.

Pour une raison simple : ils fuient la violence, la mort et le chaos dans leur propre patrie.

Ils partent du principe que les Européens ne les traiteront pas aussi mal que leur propre gouvernement. Un argument pertinent.”

Enfin, directement en Grèce, le quotidien Efimerida ton Syntakton prévient dans ses pages qu’Athènes doit se préparer à la contestation de la population des îles. Je les cite :

“Les habitants savent qu’il n’est pas dans leur intérêt de transformer de larges pans de leurs îles en zones de non-droit, même si le gouvernement cherche à les appâter avec des avantages économiques.

Dans le même temps, le danger réel et direct, c’est que notre pays, perçu comme le berceau de la démocratie et comme un modèle de solidarité ces dernières années, se transforme en un exemple négatif aux yeux de la communauté internationale, au même titre que les Etats de Visegràd, l’Italie du leader d’extrême-droite Salvini ou encore l’Australie.”


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