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Quand Boris Johnson cache son jeu : La Revue de presse du Brexit de Benjamin Ringuet

Written by on 6 décembre 2019

Place maintenant à l’habituelle revue presse du Brexit du vendredi avec Benjamin Ringuet.

Le Royaume-Uni, Benjamin, où les élections générales vont se dérouler dans moins d’une semaine.

Oui Eugène, plus que 6 jours avant le scrutin.

Dernière ligne droite pour les partis en liste qui tentent de rallier les électeurs encore indécis.

C’est le cas des Travaillistes avec leur mot d’ordre «real change», le vrai changement.

«Une véritable promesse et non un énième slogan sans intérêt», insiste Andrew Gierce de The Independant.

Entre augmentation des dépenses publiques et taxation en hausse pour les plus riches, ils plaident pour une vraie transformation, poursuit le journaliste.

Un programme clair, bien loin de celui des Conservateurs.

Andrew Grieve, toujours, constate ainsi que Je cite «Pour l’heure, nous savons en réalité très peu de ce que pourrait mettre en place un gouvernement mené par Boris Johnson»

Bien évidemment, le Premier ministre sortant est toujours aussi loquace quant à son plan pour le Brexit.

Il répétait encore la semaine dernière, comme le rapporte The Sun

Je cite: «Nous allons délivrer le Brexit. Nous avons un excellent accord qui nous permet de sortir le 31 janvier.»

Récemment, il a aussi plaidé pour la préférence nationale dans les secteurs publics après le Brexit, pointe du doigt le Daily Mail.

Oui mais voilà, en dehors du divorce et de quelques déclarations ici et là, la feuille de route de Boris Johnson semble pauvre.

Larry Elliott du Guardian, la résume ingénieusement à l’aide d’une métaphore footballistique je cite

«Ne rien tenter. Ne pas faire d’erreur. Maintenir la discipline. Comme une équipe menant 2-0 à vingt minutes de la fin, les Conservateurs sont convaincus que le seul moyen pour eux de perdre c’est de se tirer une balle dans le pied.»

Le journaliste de ce quotidien pourtant marqué à gauche justifierait presque la stratégie de Bojo.

Selon lui, c’est davantage aux travaillistes de prendre des risques car ils sont derrière dans les sondages.

Cependant, bien qu’elle peut s’avérer gagnante, cette stratégie d’attente présente deux risques majeurs.

D’abord, elle pourrait relancer les batailles internes au parti.

Et déjà, les jeunes conservateurs veulent se faire une place au milieu de ce combat.

C’est le cas de Luke Robert Black.

«Nous ne sommes pas tous des mini-Jacob Ress-Mogg», clame ce jeune militant dans le quotidien The I.

Il écrit par ailleurs je cite

«Les jeunes Conservateurs sont inquiets à propos des mêmes thématiques que la gauche: le changement climatique, le marché de l’immobilier ou le coût de la vie.»

Des bébés tories qui peinent à trouver un écho à leurs revendications dans le discours du parti.

A plus court terme, cette stratégie d’attente peut permettre aux travaillistes de rallier les indécis.

C’est pour celà que Sherelle Jacobs du Daily Telegraph implore Boris Johnson d’infliger le coût de grâce à ces adversaires.

Sans quoi le risque selon elle, improbable à cet instant, d’un parlement sans majorité pourrait se concrétiser.

Un scénario qui obligerait les conservateurs à conclure de difficiles alliances pour former un gouvernement.

Une issue invraisemblable qui aurait au moins un mérite: obliger Boris Johnson à ENFIN révéler ces cartes.


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