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Camps de réfugiés surpeuplés en Grèce : La revue de presse européenne

Written by on 27 janvier 2020

La presse européenne relève que, dans les îles grecques de mer Egée, la grogne des habitants monte contre les camps de réfugiés surpeuplés.

En milieu de semaine dernière, les habitants de Lesbos, Samos et Chios se sont mis en grève générale et des milliers de manifestants ont exigé le transfert immédiat de ces populations vulnérables vers d’autres parties du pays.

Les éditorialistes comprennent l’exaspération des habitants.

En Grèce, le portail web d’information Liberal estime que les insulaires ont peur des réfugiés :

“Ils vivent côte à côte avec des gens désespérés, affamés, qui sont dans la misère, n’ont aucun moyen de subsistance, mais aussi une culture qui leur est étrangère.

Une jeune femme afghane de 17 ans se trouve actuellement dans un état critique à l’hôpital après qu’un Afghan l’a attaquée à l’arme blanche.

La semaine passée, deux Africains sont morts suite à des coups de couteaux par des Afghans, et depuis le début de l’année, plus de dix personnes ont été poignardées sur l’île.

Les habitants de l’île ont dénoncé des vols et des cambriolages à répétition.

Qui peut leur reprocher d’avoir peur ?”

En Allemagne aussi, on lit que le mécontentement des insulaires n’est que trop compréhensible, cette fois-ci dans les pages de la Frankfurter Allgemeine Zeitung :

“Les habitants de l’île font les frais de la division de l’Europe sur le sujet.

La politique grecque reflète cette opposition.

Son action ne se traduit pas par une amélioration sensible de la gestion des migrants sur le continent.

Des efforts nationaux sont toutefois nécessaires pour parvenir à une politique d’asile européenne.

Il faut craindre qu’effrayée devant le travail de Titan que représente le traitement d’une montagne de demandes d’asile, la Grèce n’ait misé sur une solution par répartition avant même d’avoir sérieusement tenté d’élucider dès la frontière le statut des demandeurs d’asile.

Actuellement, Athènes et l’UE se livrent ce conflit sur le dos des habitants des îles.”

Enfin, de retour en Grèce, Le gouvernement et la population ne peuvent pas abandonner les insulaires à leur sort, insiste Kathimerini :

“Face à l’indignation qui enfle et se manifeste dans les grandes mobilisations sur les îles, la réaction du gouvernement grec ne saurait se cantonner à des paroles apaisantes, à une reconnaissance aux accents conciliateurs, qui dit aux manifestants qu’ils ont le droit d’être en colère.

La bonne réponse à cette colère ne peut être qu’une mise en œuvre rapide de la politique annoncée par le gouvernement, consistant à délester les îles concernées et à accélérer le traitement des demandes d’asile.

Bien sûr, cette mise en œuvre présuppose que le message des îles soit entendu non seulement par les politiques, mais aussi par les municipalités locales du continent grec, dans lesquelles davantage de camps devraient être ouverts.

L’antidote à la colère est la solidarité au niveau national.”


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