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Accord de libre échange UE – Vietnam : L’édito de Louise Guillot

Written by on 10 février 2020

Cette semaine les députés européens se déplacent à Strasbourg pour la session plénière mensuelle. Un thème de cette plénière a particulièrement retenu votre attention Louise, c’est celui de l’accord de libre échange entre l’Union européenne et le Vietnam.

Louise : Oui Eugène. Mardi, l’eurodéputé belge Geert Bourgeois qui siège au sein du groupe des Conservateurs et Réformistes Européens, présentera son rapport parlementaire sur l’accord de libre échange entre l’UE et le Vietnam. Ce rapport devrait appeler le Parlement européen à ratifier cet accord que la Commission a mis sept ans à négocier et a signé le 30 juin dernier, et qui est moins controversé que l’accord avec le Canada ou les Etats-Unis.

Eugène : Alors que contient cet accord Louise ?

Louise : L’accord va permettre d’éliminer jusqu’à 99 % des tarifs douaniers appliqués sur les produits vietnamiens exportés vers l’Europe, mais il va aussi permettre aux entreprises européennes d’accéder au marché des services vietnamien. L’objectif de l’UE est bien ici de renforcer sa présence dans cette partie de l’Asie. En effet, cet accord de libre échange est le deuxième signé avec un pays d’Asie du sud-est après l’accord avec Singapore signé en octobre 2018. Le Vietnam est le 16e partenaire commercial de l’Union européenne, mais le deuxième en Asie du sud-est et importe principalement vers l’Europe des produits textiles, des chaussures, du petit électronique, mais aussi du riz ou du café. Quant aux Européens, ils vendent aux Vietnamiens principalement des produits de haute technologie, des avions, des voitures ou encore des produits pharmaceutiques.

Eugène : Mais est-ce que cet accord est vraiment différent des autres accords de libre échange que l’Union européenne signe avec des pays tiers comme le Canada ou le Japon par exemple ?

Louise : La particularité de cet accord Eugène, c’est que c’est un accord dit de « nouvelle génération », c’est-à-dire qu’il contient un chapitre dédié au respect des droits fondamentaux et des droits des travailleurs, mais aussi qu’il contient une composante environnementale en la nécessité de respecter l’Accord de Paris sur le climat. Théoriquement, si une des parties à l’accord de libre échange se mettait à ne pas respecter les objectifs environnementaux de l’Accord de Paris par exemple, voire à sortir de cet accord comme l’ont fait les Etats-Unis, alors les dispositions, les tarifs douaniers et les quotas, c’est-à-dire les avantages du libre-échange pour faire court, pourraient être suspendus.

La nouvelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen a promis que tous les accords commerciaux qu’elle négocierait contiendrait également ce chapitre sur les droits de l’homme et l’environnement. Il s’agit ici pour elle d’être cohérente par rapport à son objectif de faire de l’UE une économie neutre en carbone grâce au Green Deal. Il sera donc intéressant de voir comment la cheffe de la Commission va aborder les discussions concernant l’accord avec le MERCOSUR, quand on sait que le président brésilien ne semble avoir aucun problème avec la déforestation de l’Amazonie et n’hésites pas à faire valser les principes de l’Accord de Paris sur le climat.


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