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Le chiffre du jour : 20 000

Écrit par sur 9 mars 2020

Notre chiffre du jour, c’est 20 000.20 000 euros, c’est – environ – le prix que coûteraient les règles dans la  vie d’une femme. C’est tout ce qu’elle dépenserait en serviettes, tampons, mais aussi en antidouleurs, nouveaux sous-vêtements, potentiels jours de travail manqués, etc. On y compte même le chocolat et les DVD que nous nous achetons pour nous réconforter en cette dure période du mois. Alors bien sûr, ce chiffre varie énormément suivant les femmes.

Mais c’est une quantité d’argent énorme. Pas étonnant donc, que le marché mondial des protections hygiénique avoisine les 30 milliards de dollars – l’équivalent du chiffre d’affaire d’Airbnb. Ou du PIB du Bahrein.Pas étonnant non plus que ces 20 000 euros soient un fardeau pour les femmes les plus précaires. Ce sont dans le monde 500 millions de femmes qui sont en situation de précarité menstruelle, et environ 1,5 million en France.
Et ce même si depuis 2016,  la TVA sur les produits hygiéniques en France est passée de 20 à 5,5%. Un geste fort par rapport à nos voisins : en Hongrie, cette taxe est toujours de 27%, et de 25% au Danemark et en Suède. Tandis qu’en Allemagne, la baisse de cette taxe à 7% n’a été votée qu’en novembre 2019. Il faut dire aussi que l’Union Européenne impose pour chaque pays une taxe minimale de 5% sur les produits hygiéniques. Une règle qui devrait être supprimée en 2022.

Les solutions maintenant pour réduire ces coûts : utiliser des protections réutilisables, cups, serviettes ou encore culottes lavables. L’investissement de départ est certes important – il faut compter entre 15 et 20 euros pour une cup menstruelle. Mais ensuite, elles sont réutilisables pendant des années – on peut utiliser une cup pendant cinq ans.
Et la dernière solution, la plus révolutionnaire, pourrait peut-être venir du politique : Rendre les protections gratuites pour toutes, c’est d’ailleurs un projet de loi en ce moment discuté en Ecosse. Dans le reste du Royaume-Uni, des protections sont déjà mises à disposition dans toutes les écoles. Alors, pourquoi pas en France ? 


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