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Flou autour de l’économie, les abus se multiplient

Written by on 25 mars 2020

En période de confinement, les tribunaux et les Prud’hommes sont fermés et l’activité économique européenne improvise son adaptation. Le contexte semble propice, pour certaines entreprises, à abuser de leurs salariés.

A Lyon le téléphone des syndicats n’arrêtent pas de sonner. La semaine dernière des livreurs d’un sous-traitant de Carrefour ont été menacés de licenciement pour avoir voulu faire valoir leur droit de retrait. Sans consigne, ni protection, ils sont deux par camion au service, non pas des personnes à mobilité réduite, mais des clients lambdas, à partir d’une certaine somme dépensée en magasin. Frédéric Léchira, secrétaire du syndicat Sud Commerces constate ces abus avec amertume. Il constate aussi que le gouvernement encourage ses abus en maintenant le flou autour des activités économiques.

Le droit de retrait n’est pas justifié, donc vous êtes en abandon de poste, donc vous aurez des sanctions. Un employeur ne doit pas se faire justice lui-même. Il ne doit pas décréter que c’est injustifié. Les lois ce sont les députés qui les font et ce sont les juges qui les font appliquer. Mais eux savent que les tribunaux de prud’hommes sont fermés, donc ils ont décidé de faire un chantage : c’est ça où on vous sanctionnera, sachant que nous on ne peut rien faire. Les salariés vont reprendre le boulot la boule au ventre, parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils ont des familles, ils ont des enfants. On ne renoncera pas à aller au tribunal pour mise en danger de la société pour les non mesures. Une partie des salariés qui était en droit de retrait a finalement été mise en chômage partiel.

Pour être honnête par exemple, l’entreprise Sephora ça s’est bien passé. Ils ont fermé toutes les parfumeries et l’entreprise a décidé qu’elle compléterait le chômage partiel et que les salariés perdraient zéro salaire. Il y a donc des entreprises pour qui ça se passe bien. Il y en a d’autres, par exemple une entreprise de travail à domicile, dont je ne citerais pas le nom, alors que les salariés avaient des enfants à garder, qui devaient donc être déclarés comme tels, les poussait à se mettre en arrêt maladie. On a Muriel Pénicaud qui se permet de juger si le droit d’alerte est justifié ou pas. C’est le rôle des juges, ce n’est pas le rôle d’une ministre.

Ce type d’abus a été signalé dès le début du confinement par les salariés d’Amazone. Ils sont des milliers partout en Europe. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé l’obligation de présence sans consigne ni protection de la part de la firme américaine et les absences prises de force sur leurs congés payés.


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