Nantes

by Euradio

Current track

Title

Artist

Current show

Programme musical

06:50 07:00

Background

Téléphone portable : notre meilleur ennemi ?

Written by on 23 avril 2020

Normalement, il n’est pas loin, à portée de votre main ; une sorte de remplacement “high-tech” du doudou de votre enfance. Durant le confinement, le téléphone portable est devenu notre fenêtre sur le monde extérieur. Mais diriez-vous que vous êtes “accro’” au téléphone, une addiction qui se nomme la “nomophobie” ? Élodie Gentina, professeur de marketing à l’Ieseg School of Management, nous la définit.

Ne pas avoir accès à l’information en direct, ne pas avoir accès aux données, ne pas avoir accès à une batterie, ne pas avoir accès au ‘tchat’ avec ses amis… On peut se poser la question. C’est un comportement addictif et exceptionnel. Pourtant aujourd’hui, cela ne fait pas encore partie d’une addiction à proprement parler, mais c’est plutôt une angoisse, une phobie de ne pas avoir de téléphone portable à portée de main.

Et si cette addiction est déjà bien présente dans notre société, le confinement que vit actuellement l’Europe pourrait bel et bien la renforcer : “Concernant les jeunes, pour moi, ils étaient déjà avant le confinement dans l’ère du digital et dépendants du téléphone portable. Et, pendant le confinement, cela n’a fait que se renforcer. Après l’école, reprendra. Ils retrouveront leurs copains. Ils seront toujours dans cette forme de dépendance. En revanche, je pense que ce sont plutôt des comportements nouveaux qui ont été adoptés pendant cette période par les adultes plus âgés. La relation au travail, la relation personnelle avec l’utilisation de Skype entre parents, grands-parents, était moins connue auparavant. Et puis, des nouveaux comportements comme les ‘apéros tweets’… Des choses que l’on ne faisait pas avant et aujourd’hui, que l’on prend plaisir à faire. Et peut-être que ce sont des choses qui perdureront par la suite.

Alors, demain, tous “nomophobe” ? À l’échelle mondiale, ce n’est pas en Europe que l’on trouve le plus de personnes dépendantes, mais en Asie. Un mal qu’il ne faut pas pour autant sous-estimer. L’Organisation mondiale de la santé (OMS, NDLR) alerte sur ces dangers au même titre que l’alcool ou la drogue.


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *