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Hongrie : des arrestations suite à des commentaires Facebook inquiètent l’opposition

Written by on 25 mai 2020

En Hongrie, l’opposition pointe du doigt les abus pratiqués par Viktor Orbán, suite aux pouvoirs exceptionnels accordés en mars, et récemment prolongés indéfiniment. 

Le 13 mai, un membre du parti d’opposition Momentum a été arrêté. Il avait partagé un post sur Facebook pour critiquer que des milliers de patients aient été expulsés des hôpitaux. Ils devaient libérer des lits pour les malades du COVID-19. Au départ, ce post était celui du député d’opposition Ákos Hodházy, très inquiet de la dérive autoritaire en Hongrie :

“Dans la loi offrant les pleins pouvoirs à Orbán, il est devenu clair que quelqu’un peut être puni de cinq à huit ans de prison, s’il dit la vérité sur l’épidémie. Mais bien sûr, je dois bien dire qu’à l’heure actuelle nous n’avons pas encore une ‘dictature parfaite’. C’est un semblant de démocratie. À ce stade, les membres de l’opposition ne sont pas encore réellement sanctionnés par des peines d’emprisonnement.

L’important pour le pouvoir en place n’est pas de punir réellement cet homme, mais qu’il ait peur, et qu’il transmette cette peur à des millions de Hongrois. Mais ils doivent savoir ce qui s’est véritablement passé. Qu’un homme a été arrêté, à six heures du matin, par dix policiers, parce qu’il a écrit la vérité sur le fait que dans sa ville natale un hôpital a renvoyé plus de mille patients chez eux pour faire de la place pour des patients atteints du Covid. Que cet homme a été interpellé, parce qu’il a écrit un post sur Facebook à propos de ce tour de passe-passe.

Leur but est que la prochaine fois, je réfléchisse davantage aux conséquences à poster, ou non, un message de critique ou l’opinion de l’opposition (au gouvernement, NDLR).”

Mais pourquoi arrêter celui qui a partagé le post et pas lui même?

“Il est important de ne pas me mettre en prison, car il serait particulièrement inapproprié de mettre sous les verrous un parlementaire de l’UE. Ce moment arrivera certainement un jour. Mais nous n’en sommes pas encore là, même si nous prenons le chemin de la démocratie vers la dictature.”

Le 14 Mai, le Parlement européen a débattu sur l’état de la démocratie en Hongrie. Plusieurs députés font pression pour que l’UE arrête de subventionner le pays, à moins que l’État de droit ne soit respecté. 


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