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La distanciation sociale à l’ère de la créativité humaine

Written by on 25 mai 2020

Port du masque, réouverture progressive des commerces, déplacements limités : le coronavirus chamboule toujours nos habitudes, et ce malgré le déconfinement. Des changements drastiques qui vont jusqu’à la distanciation physique, matérialisée le plus souvent par des stickers, du ruban adhésif collé au sol et des protections en Plexiglas. Mais dans la pratique, plus facile à dire qu’à faire. Se plier soi-même à la distanciation sociale ou la faire respecter n’est pas une mince affaire. Si bien que certains ont fait preuve d’imagination. Et vous allez l’entendre, avec des idées pour le moins farfelues. C’est parti pour un tour des initiatives ; à bonne distance, bien sûr !

Commençons de l’autre côté du Rhin. En Bavière, une fleuriste a carrément installé un feu rouge à l’entrée de son petit magasin, pour que la boutique ne soit pas trop vite encombrée. Mais attention, pas n’importe quel feu, puisqu’il s’agit d’un feu piétonnier de l’ex-RDA, plus connu sous le nom d’”Ampelmann“. Pas si bavarois que cela donc… Beaucoup plus au nord, dans le Mecklembourg-Poméranie- Occidentale, un café a lui opté pour des chapeaux estivaux, agrémentés de deux frites en mousse, d’ordinaire utilisées pour apprendre à nager. Des coiffes originales qui reprennent l’idée des “casques-hélicoptères” en carton, créés pour les écoliers chinois.

En Italie, la cathédrale de Florence a quant à elle opté pour une solution assez déroutante : une sorte de bracelet électronique, qui se porte non pas au pied, mais autour du cou, et qui sonne lorsque deux touristes sont trop proches. Un dispositif qui devrait être désinfecté entre chaque visiteur.

Aux Pays-Bas, des mini-serres offrent des cocons sécurisants dans les restaurants. Mais en quittant l’Europe, en Asie, ce sont des pandas en peluche et des mannequins en plastique qui permettent d’assurer la distanciation. Éparpillés dans les restaurants, une table sur deux, ces figures statiques tentent d’offrir un sentiment de normalité aux consommateurs, comme s’ils étaient entourés d’autres clients. Une illusion de normalité qui s’éclipse d’autant plus, à la vue d’un coiffeur coupant des cheveux à deux mètres de distance, avec de longs manches en bois.


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