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L’équipe 27 d’Euradio : Anne Picot

Written by on 29 mai 2020

Vous la connaissez peut-être pour sa joie de vivre, mais à la rédaction Anne Picot est plutôt connue pour ses jeux de mots. Aussi drôles soient-ils, ils nous laissent parfois pantois. Mais en cette dernière semaine au sein de l’Académie Euradio, le temps est venu pour elle de tirer sa révérence. Avant que vous n’éclatiez en sanglots, écoutez plutôt ses bons souvenirs.

La fois où je faisais la réalisation et Eliška la présentation du journal en direct, on se regardait et Eliška ne savait plus quoi dire. Du coup, elle a complètement improvisé un truc bizarre pour conclure. Elle était là : ‘Euh oui, et je vous souhaite bon repas à tous et vraiment un très bel après-midi’.

Elle en est persuadée, ce stage a été très instructif : “Cela m’a beaucoup plu de travailler pour la radio, alors qu’à la base, je ne pensais pas vraiment être faite pour cela. Je trouve cela vraiment chouette de travailler avec du son, avec la voix des gens et de faire des montages. Et même de devoir respecter des timings hyper stricts. Cela oblige à avoir beaucoup de rigueur et de discipline. C’est un défi un peu du quotidien de réussir à faire tenir son sujet dans la minute trente que l’on nous donne. Et pas plus, pas moins.

Elle se remémore d’ailleurs le sujet qu’elle a préférée traiter : “Celui qui me marque le plus, c’est quand j’ai parlé des dentistes ‘à poil’. Donc quand j’ai interviewé une dentiste, qui me parlait de ses revendications pour retourner au travail dans des conditions sécurisées malgré le coronavirus. Elle me disait : ‘Oui, c’est quand même malheureux que l’on en soit arrivé à devoir se mettre à poil pour que l’on nous entende.’ Cela m’a vraiment touchée. En même temps, c’est un petit peu rigolo, donc c’est bien d’avoir les deux.

Mais les souvenirs ne sont pas tous si joyeux : “Je pense que le pire jour, c’était le 15 mars : le dimanche soir des municipales. On est arrivé vers 4 heures de l’après midi. On ne savait pas trop quoi faire. Il fallait appeler tous les candidats et on ne savait pas si l’on pouvait aller sur place à cause des mesures liées au Covid-19. Et du coup, il valait mieux ne pas rencontrer les interlocuteurs. Mais en même temps, c’était un peu bizarre. On se doutait bien qu’il allait y avoir le confinement. Et d’ailleurs, le lendemain le confinement a été déclaré. Et aussi, on sentait bien que les gens n’avaient pas du tout la tête aux municipales. Personnellement, en tout cas, j’ai eu un peu l’impression de travailler dans le vent ce soir-là, même si en même temps, on peut se sentir comme de ‘vrais’ journalistes, parce que oh là là, on couvre des élections, on appelle des candidates.

Quoi qu’il en soit, Anne Picot gardera de bons souvenirs : “J’ai vraiment adoré l’ambiance. Nous, tous les stagiaires, on est arrivé en même temps, le même jour. Et même si l’on ne se connaissait pas, et bien tout d’un coup, on était dans le même bateau, parce que l’on nous a directement dit : ‘Bon, vous allez devoir faire une émission tous ensemble et vous allez devoir y arriver. Vous allez devoir passer en direct.’ Donc, on était là à se regarder et je voyais la panique dans les yeux de tout le monde, comme je voyais la panique dans mes propres yeux. On s’est rapproché beaucoup plus vite et on est devenu amis beaucoup plus vite, que si l’on s’était rencontré dans d’autres circonstances, parce que tout de suite, on a su qu’il fallait qu’on se soutienne les uns les autres, que l’on s’aide, que l’on soit vraiment forts tous ensemble. C’était vraiment trop bien de se sentir vraiment intégrée dans une équipe dès le début. Et que tout le monde nous respecte et nous donne des responsabilités, et que l’on soit directement mis dans le bain.


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