Nantes

by Euradio

En ce moment

Titre

Artiste

Emission en cours

Background

Isabelle Ory – Rencontre avec une correspondante

Écrit par sur 22 décembre 2020

Isabelle Ory est « journaliste d’Europe » depuis 2005 à Bruxelles. Elle travaille en parallèle pour la télévision suisse à la RTS et pour la radio française Europe 1.  

Cette passionnée d’actualité européenne, qui n’aime pas beaucoup le terme « correspondante à Bruxelles » qu’elle juge un peu triste, est installée depuis une quinzaine d’années dans la capitale belge.

Isabelle Ory a développé une approche presque pédagogique de l’actualité, travaillant à rendre accessible à tous la complexité des sujets et la technicité d’un certain jargon de l’Union européenne.

Dans cette émission, elle revient sur l’actualité de l’Union européenne, bousculée par le contextes économique et sanitaire mais aussi par la sortie du Royaume-Uni et les blocages idéologiques venant de la Pologne et de la Hongrie notamment.

Présentation : Ulrich Huygevelde

crédits photo: Baptiste ROUSSEL, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons


Les opinions du lecteur
  1. Philippe Rochat   Sur   20 avril 2021 à 17 h 54 min

    Chère Madame Ory,

    Choisir le journalisme, c’est choisir d’être une passeuse : transmetteuse d’informations dans sa forme première; ouvreuse de portes donnant accès à d’autres réalités de vie; véritable pont entre les personnes et les cultures permettant de les apprivoiser, les respecter, les comprendre dans sa version la plus aboutie.
    Choisir le journalisme, c’est cultiver le goût de l’intelligence, de la sensibilité, du pluralisme culturel, du nomadisme de l’esprit; c’est aimer découvrir, faire connaître, partager.
    Choisir le journalisme c’est rechercher, inventer parfois les formes pédagogiques qui mettront en lumière les différences sans faire d’elles des causes de divisions.
    Depuis des années, vous assumez ce choix avec justesse, cohérence, constance.

    Nous sommes l’avant-veille de la rencontre prévue entre la Présidente Ursula von der Leyen et notre Président Guy Parmelin, qui va probablement (pré)acter l’échec de treize années de négociations autour de l’accord institutionnel entre l’UE et la Suisse.
    En vous entendant, je mesure encore mieux combien nous risquons ainsi de passer à côté de notre rôle, qui est pour moi notre spécificité et cause de fierté : proposer un modèle démocratique unique par la responsabilité qu’il accorde à tous ses citoyen(ne)s; œuvrer, au travers de sa neutralité, à préserver, parfois rétablir des liens pour éviter que des différents entre nations se transforment en conflits non maîtrisables.
    Aujourd’hui, cette “vocation” n’est plus à la mesure d’un petit pays comme le mien, et je ne vois que l’Union Européenne pour la reprendre à son compte, malgré ses lenteurs, ses lourdeurs, ses contradictions. La Suisse pourrait choisir de mettre à disposition son expérience, son expertise; tout indique qu’elle va privilégier la préservation d’une prospérité qui dépend pourtant avant tout de ses relations internationales.

    Nous, moi compris, en porterons collectivement la responsabilité; mais parmi nous, particulièrement nos représentants politiques qui majoritairement n’ont pas osé ou pas voulu penser à long terme, et aussi les médias qui n’ont guère fourni à l’opinion publique les éléments d’information et de réflexion capables de l’éclairer – à preuve la rareté de vos interventions lors des journaux de la RTS.
    Vous, vous avez fait votre part, avec compétence et talent. Nous n’avons pas su assumer la nôtre; j’en suis triste.

    MERCI,Madame !

    Philippe Rochat (Grandson, VD, CH)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Continuer la lecture