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Face au Covid : sonnons la mobilisation générale du Corps Européen de Solidarité – Erwan Quinio

Écrit par sur 12 janvier 2021

Ce n’est pas la cinquième compagnie que nous cherchons mais les volontaires européens, ces jeunes en mission de service civique. En Europe, ce sont les volontaires et ils forment depuis 2016 le Corps Européen de Solidarité.

L’intuition était bonne. Ne tournons pas autour du pot, nous en avons cruellement besoin. L’engagement ne peut être réservé au bénéfice de pays lointains. Dans la bataille du Covid, il est temps de mobiliser cette force citoyenne directement au service des européens. 

Pour vous l’Europe fait bien mais peut encore faire plus ? Que peut-elle initier de nouveau ?

Voici un an bientôt que les européens endurent les conséquences dramatiques d’une pandémie qui nous malmène et pas seulement en termes de vies humaines tragiquement très nombreuses. Alors que peut faire l’Europe ? D’abord soyons juste et  rappelons qu’elle fait beaucoup, qu’elle agit bien en ce moment. Sans les mesures prises par la Banque Centrale Européenne, nous n’aurions ni le chômage partiel, ni les PGE, ces prêts garantis aux entreprises.

Je vous laisse imaginer où nous en serions alors. L’autre bon point pour l’Europe et qu’il faut souligner vigoureusement : ce sont les commandes groupées de vaccins. Si nous payons le vaccin Pfizer bien moins cher que sur d’autres continents, près de 2O%, c’est bien que l’union fait la force. Face à une crise sanitaire, sociale et même sociétale, face à cette épreuve historique, il manque encore une action à taille  humaine. C’est pourquoi j’en appelle au Corps européen de solidarité.

Le Corps Européen de Solidarité, ce sont les missions de services civiques européens. Un dispositif créé en 2016. 

Oui. Nous le devons à l’ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker.

Le dispositif est sur les rails mais il faut le mettre en lumière et surtout savoir le mobiliser pleinement. Car les besoins sont immenses. Pour être aux chevets des personnes isolées, pour assurer la logistique des « vaccinodromes », pour le soutien scolaire et sportif, pour animer les maisons de retraites, ce sont des ressources humaines qu’il nous faut. Or, des jeunes en carafe, il y en a par milliers. L’Europe doit leur tendre la main. 

Quelles sont les conditions de ce volontariat ? 

Elles ont l’avantage d’être très souples, plus souples encore que le service civique français lui aussi très précieux. De 2 à 12 mois dans cette version européenne. Pour des jeunes de 18 à 30 ans. 

Dans la situation actuelle, nous pourrions même suspendre tout critère d’âge. Et rien n’empêche de s’engager dans son propre pays. Les projets peuvent être transeuropéens. Nous pourrions aussi embarquer dans le dispositif les étudiants Erasmus quitte à ce qu’ils cumulent les deux expériences, et au passage les deux aides financières. La crise exige de la souplesse, de la force et de la réactivité. L’Europe porte une promesse humaniste. Il est temps de la réaliser, de passer aux travaux pratiques. D’où l’idée d’une force civile et civique fédérant, unissant des citoyens européens engagés en première ligne au cœur du cyclone. Cela aurait vraiment de l’allure. 

crédits photo: site internet du Service Civique


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