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Réchauffement climatique et viticulture – Chais d’oeuvre #12

Écrit par sur 25 janvier 2021

« Comment faire rimer réchauffement climatique avec la résurrection des vieux cépages dans l’Hexagone ? »

Chaque semaine dans Chais d’œuvreManuel Peyrondet, meilleur Sommelier de France et meilleur Ouvrier de France, nous emmène découvrir un vignoble… quelque part sur la planète...

Pour cette chronique, on s’intéresse à la question du réchauffement climatique pour la viticulture. Un sujet qui est sur la bouche de tous les agronomes, viticulteurs et les passionnés.

Les vraies questions qui se posent pour les professionnels du métiers sont finalement, va -t-on continuer à trouver dans nos grands vins de l’Hexagone les équilibres qui nous ont tant fait vibrer ? Les potentiels de garde qui nous ont animés et qui font de nos vins des porte-drapeaux de l’Excellence à travers le monde ?

Lutte contre le réchauffement climatique : l’engagement de toute une profession

Pour Manuel Peyrondet, “on voit bien la capacité de la viticulture à s’adapter à ce fléau. Et d’une certaine manière, on y trouve une forme de dynamisme qui est assez excitante“.

Pour témoigner de l’engagement de toute une profession dans la lutte contre le réchauffement climatique, Manuel Peyrondet met l’accent sur plusieurs faits.

Le premier, c’est le “retour aux vieux cépages“. Ces cépages parfois plantés en fouille, dispersés ici et là dans les vignobles, un peu par hasard par les vignerons; reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène. Et arrivent à un niveau de maturité qu’ils n’avaient pas atteint dans le passé.

Cela permet à la profession de ne pas faire une “révolution” complète des cépages, et ainsi de ne pas perdre complètement le goût de ce qu’on a tant apprécié dans les vignobles.

Le deuxième fait relaté par Manuel Peyrondet est celui de l’adaptation des Hommes au réchauffement climatique. Pas seulement à travers les cépages, les vignerons vont par exemple planter des pieds en altitude. “On voit bien aujourd’hui l’essor des vignobles d’altitude. Le Jura n’a jamais été aussi bon qu’aujourd’hui. La Savoie arrive à dessiner des plaisirs complètement nuancés et différents maintenant“.

L’altitude confère à certains cépages un équilibre qui n’avait jamais été atteint.

Manuel Peyrondet

En plus de l’altitude, la profession se tourne également de plus en plus vers la viticulture biologique. “Faire du bio, c’est aussi ralentir le cycle végétatif de la vigne“, ce qui permet d’une certaine manière d’obtenir des peaux et des pépins mûrs, avec une structure alcool ne dépassant pas celle qu’on a eu dans le temps. Ce qui est très intéressant, et on voit bien que “quand on prend soin de la nature et de ses vignes, elles savent nous le rendre“.

Pour retrouver tous les Chais d’oeuvre de Manuel Peyrondet, rendez-vous ici

Transcription audio et mise en page : Pauline Amirault

Image: Florian Pépellin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons


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