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Foodwatch et l’E171

Eugène Sandoz 14 January 2019

Sophie Allemand vous revenez avec votre vigilance ce lundi !

Vous aimez les bonbons, les biscuits … Et pourtant… Il s’y trouve souvent un additif cancérigène : l’E 171 qui vient finalement d’être suspendu en France ! Vous en profitez pour nous parler de Foodwatch qui a lutté contre cet E 171.

Bonjour à tous  Oui cela faisait longtemps que je voulais vous parler de Foodwatch.

C’est une ONG totalement indépendante Son but est de défendre les consommateurs ! Oui toi, vous, moi, NOUS avons besoin de défense face aux lobbies agroalimentaires.

Et c’est en 2002 en Allemagne que Foodwatch est apparue. Juste après la crise de la vache folle. C’est Thilo Bode, l’ancien directeur international de GreenPeace qui s’est mis en tête de défier les grands de l’agro business.

En 2010 Foodwatch arrive aux Pays-Bas. Puis en France en 2013, juste après les trouvailles de viande de cheval,  dans des lasagnes par exemple.

Régulièrement les membres de l’association interpellent les politiques pour créer des lois qui nous protègent …
Car ca il n’y a pas de soucis dans sa lutte Foodwatch ne manque pas de scandales ou de gros soucis à évacuer de nos assiettes. Et récemment Foodwatch a gagné une bataille. Celle contre l’E 171 !

Et oui … Car cet additif  sera finalement écarté de la composition des produits français d’ici le 15 avril. C’est le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire qui l’a annoncé ce 11 janvier.

Alors Sophie, qu’est ce que c’est l’E 171 ?

C’est un colorant formé de nanoparticules de dioxyde de titane, pas très appétissant… Mais surtout très décrié.

Il serait cancérogène. On le trouve dans les bonbons, mais aussi les chewing-gums, pâtisseries, dentifrice, baumes à lèvres et même médicaments.

La loi Egalim adoptée en novembre dernier prévoyait sa suspension au nom du principe de précaution. Pour l’appliquer, il ne manquait plus que la signature d’un arrêté ministériel.

Alors en décembre dernier Foodwatch et d’autres associations ont signé une tribune dans le Monde. Ils y  appelaient Bruno Lemaire à signer pour que l’additif soit interdit au plus vite.
Mais mardi dernier le 8 janvier le ministre de l’économie a annoncé à la télévision qu’il ne signerait pas de suite… Faute d’évaluation partagée !  Pourtant plusieurs études montrent que l’E 171 est un risque pour la santé.

En juillet 2017, l’Institut national de la recherche agronomique :  l’INRA  a testé l’additif sur des rats, ils ont eu des lésions précancéreuses au niveau du côlon.

l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire a confirmé ces résultats … tout en estimant que cela ne suffisait pas à montrer un « danger grave et immédiat ». Le ministre a donc précisé attendre de nouvelles évaluations… plus poussées.

Peut-être que la visite de différentes associations à Bercy ce 11 janvier, telles que 60 Millions de consommateurs, Agir pour l’Environnement, Foodwatch… L’ont poussé à voir l’urgence de suspendre l’E 171… Et a signé.

Mais alors comment on se tient informé des recherches de Foodwatch?

Et bien Foodwatch France nous informe grâce à une news letters.

Souvent rédigée par sa directrice générale, Karine Jacquemart. Elle a rejoint Greenpeace en 2009 après avoir longuement travaillé dans le milieu l’humanitaire avec Action Contre la Faim.

Depuis cinq ans ses membres tirent la sonnette d’alarme sur différents sujets, comme l’arnaque au made in France récemment.

Sachant due neuf personnes sur dix se disent prêtent à payer plus pour une denrée censée être produite localement. Il fallait nous appeler à la méfiance

Attention au bluff des étiquettes bleu /blanc/rouge …

Par exemple : Carrefour et sa tarte à la framboise surgelée. Alors sur le paquet, l’hexagone est clairement dessinée : le produit est cuisiné en France. Mais il est composé de framboises serbes … Venant d’Amérique du Sud … C’est bien gentil de recycler le carton … Mais des fruits venant de l’autre bout du monde, non ca n’est pas très local.

Foodwatch mène aussi une campagne « arnaque à l’étiquette » … Pour apporter plus de transparence.

Ils interpellent en ligne les marques qu’ils dénoncent…

Vous pouvez les contacter si vous trouver des étiquettes mensongères.

Alors bien sûr Foodwatch a besoin de fonds pour continuer ses enquêtes poussées. Si ca vous intéresse… Sachez que 66 % du montant de vos dons sont déductibles de vos impôts …
Sinon, vous pouvez toujours vous abonner à leur Newsletters… Et surtout rester vigilants … Tout en gardant l’appétit.

Aimez-vous l’Europe ?

Parce que nous oui !

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