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MERMONTE (FRANCE)

Written by on 12 novembre 2018

L’album européen de la semaine, c’est « MOUVEMENT » de MERMONTE (FRANCE). Gagnez cet album en écrivant à musique(at)euradio.fr

ABOUT THE ALBUM :

Interview with Ellie James from Mermonte :

 

« Curieuse excitation » s’était-on glissé à l’oreille en 2012, lorsqu’une poignée de camarades rennais aux tympans et goûts sûrs s’étaient répandus en bouillantes laudations après le premier concert de Mermonte, groupe dont on ignorait alors tout, au Jardin Moderne. On s’est fié à la rumeur. On a écouté le premier album éponyme de l’ample troupe. Et ce fut une radieuse épiphanie, le jaillissement d’une lumière qui, depuis, n’a jamais cessé d’irradier nos âmes. Steve Reich et Sufjan Stevens, Can et Tortoise, Godspeed et Stereolab mettaient leurs angles et leurs rondeurs, leurs largesses orchestrales et leurs songes tordus, leurs caresses organiques et leurs claques électriques au service d’une kraut-pop de rêve, solaire mais tempétueuse, cyclonique et anticyclonique, impressionniste et mathématique.

La fougue et le sublime du deuxième album de Ghislan Fracapane et de son collectif d’anges, Audiorama en 2014, n’a fait qu’amplifier notre admiration pour les Rennais. Comme le fait de voir prendre vie, sur scène, leurs magiques galopades, précieuses et proprement exhilarantes : les quelques concerts de Mermonte auxquels nous avons pu assister restent et resteront à jamais comme de fugaces instants, vitaux, où l’inaccessible merveilleux était à portée d’âme.

Quatre (trop longues) années plus tard, Mermonte publie Mouvement, son troisième album, s’apprête à retrouver la route et à jouer à la Philharmonie de Paris, à l’invitation du maître Dominique A. Mouvement n’est pas une révolution. Il est une émulsion, une maturation, une cristallisation : la formule n’a pas foncièrement changé mais la grâce et la puissance du groupe atteignent des sommets à faire douter la raison. Souligné par une production parfaite, surligné par les voix de Dominique A, sorti de sa réserve pour une unique et virtuose collaboration (Forces de l’ailleurs), de l’immense Laetitia Sadier de Stereolab (l’enjôleuse dynamique atmosphérique du Cri de l’appelant), de Stuart Smith de This Town Needs Guns sur X13 X3, légère comme une courant d’air ou de Devin Yuceil de Delta Sleep sur les géométries variables de Time TravelMouvement réussit l’improbable : aller plus loin,aller plus haut, aller plus doux, aller plus fort.

On pensait Mermonte et Audiorama indépassables : de sa nouvelle apogée, Mouvement peut pourtant les toiser avec fierté. Ses clairs sont plus éclatants et ses obscurs plus abyssaux, ses fluides plus coulants et ses angles plus marqués, sa soie plus cajoleuse et ses rugissements électriques plus âpres. La mécanique et la suavité de Mouvement, la grandeur harmonique de son introduction Acromatic, la perfection cinématique d’Atma, l’explosivité atomique de Motorique, le kraut épique et magmatique de la très Godspeedienne Storkow, la beauté berceuse de Keenan, touchant hommage à la chanteuse de Broadcast, la pure allégresse pop d’Air ou la conclusion dénudée et aérienne Fahey (autre homme évident) emportent tout sur leur passage.

« Curieuse excitation » s’était-on glissé à l’oreille en 2012, lorsqu’une poignée de camarades rennais aux tympans et goûts sûrs s’étaient répandus en bouillantes laudations après le premier concert de Mermonte, groupe dont on ignorait alors tout, au Jardin Moderne. On s’est fié à la rumeur. On a écouté le premier album éponyme de l’ample troupe. Et ce fut une radieuse épiphanie, le jaillissement d’une lumière qui, depuis, n’a jamais cessé d’irradier nos âmes. Steve Reich et Sufjan Stevens, Can et Tortoise, Godspeed et Stereolab mettaient leurs angles et leurs rondeurs, leurs largesses orchestrales et leurs songes tordus, leurs caresses organiques et leurs claques électriques au service d’une kraut-pop de rêve, solaire mais tempétueuse, cyclonique et anticyclonique, impressionniste et mathématique.

La fougue et le sublime du deuxième album de Ghislain Fracapane et de son collectif d’anges, Audiorama en 2014, n’a fait qu’amplifier notre admiration pour les Rennais. Comme le fait de voir prendre vie, sur scène, leurs magiques galopades, précieuses et proprement exhilarantes : les quelques concerts de Mermonte auxquels nous avons pu assister restent et resteront à jamais comme de fugaces instants, vitaux, où l’inaccessible merveilleux était à portée d’âme.

Quatre (trop longues) années plus tard, Mermonte publie Mouvement, son troisième album, s’apprête à retrouver la route et à jouer à la Philharmonie de Paris, à l’invitation du maître Dominique A. Mouvement n’est pas une révolution. Il est une émulsion, une maturation, une cristallisation : la formule n’a pas foncièrement changé mais la grâce et la puissance du groupe atteignent des sommets à faire douter la raison. Souligné par une production parfaite, surligné par les voix de Dominique A, sorti de sa réserve pour une unique et virtuose collaboration (Forces de l’ailleurs), de l’immense Laetitia Sadier de Stereolab (l’enjôleuse dynamique atmosphérique du Cri de l’appelant), de Stuart Smith de This Town Needs Guns sur X13 X3, légère comme une courant d’air ou de Devin Yuceil de Delta Sleep sur les géométries variables de Time TravelMouvement réussit l’improbable : aller plus loin,aller plus haut, aller plus doux, aller plus fort.

Onpensait Mermonte et Audiorama indépassables : de sa nouvelle apogée, Mouvement peut pourtant les toiser avec fierté. Ses clairs sont plus éclatants et ses obscurs plus abyssaux, ses fluides plus coulants et ses angles plus marqués, sa soie plus cajoleuse et ses rugissements électriques plus âpres. La mécanique et la suavité de Mouvement, la grandeur harmonique de son introduction Acromatic, la perfection cinématique d’Atma, l’explosivité atomique de Motorique, le kraut épique et magmatique de la très Godspeedienne Storkow, la beauté berceuse de Keenan, touchant hommage à la chanteuse de Broadcast, la pure allégresse pop d’Air ou la conclusion dénudée et aérienne Fahey (autre homme évident) emportent tout sur leur passage.

Thomas Burgel

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https://mermonte.bandcamp.com/album/mouvement

 


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