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Crise en iran : La revue de presse européenne

Written by on 8 janvier 2020

De nouveau, le point central de la presse en Europe est la crise en Iran.

Pour rappel : Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les Etats-Unis ont assassiné le général Ghassem Soleimani, alors que celui-ci se trouvait à Bagdad.

Aux menaces de représailles du régime iranien, le président américain a répondu par l’annonce d’autres ripostes.

La presse européenne se demande si le conflit peut s’aggraver, et si l’Iran a vraiment les moyens de lancer une guerre contre les Etats-Unis.

En Italie, la réponse à cette question est plutôt négative et il ne faut pas s’attendre à de grandes ripostes de la part du régime iranien, assure la critique du régime Massih Alinedjad dans La Stampa :

“Si les cibles américaines ne manquent pas dans la région, les spéculations alarmistes évoquant une troisième guerre mondiale sont idiotes. Explique-t-elle.

Même la perspective d’une guerre limitée dans le temps paraît peu probable.

La République islamique a survécu pendant 40 ans parce que son leadership religieux n’avait qu’un seul objectif : assurer sa survie.

L’objectif principal du régime consiste à consolider sa base sur le front national.

En dépit des images de foules en colère, relayées par les chaînes contrôlées par l’Etat et scandant ‘mort à l’Amérique’, le régime est chancelant.

Au lieu de risquer une guerre avec les Etats-Unis, la République islamique confiera au Hezbollah le soin de mener la riposte.”

En Lituanie, on considère cette fois qu’une guerre ne serait pas dans l’intérêt de Téhéran, comme l’écrit Matas Maldeikis, représentant permanent de la Lituanie auprès de l’UE, sur le portail Lrt :

“En Iran, on sait depuis longtemps que les Etats-Unis se retireront bientôt du Proche-Orient.

Dans un avenir très proche, la révolution du gaz de schiste transformera radicalement la position des Etats-Unis sur le marché énergétique ; de premier importateur d’énergie, le pays deviendra le premier exportateur mondial.

Les Etats-Unis n’ont donc plus d’intérêt géopolitique sérieux à se maintenir dans la région.

Cela signifie qu’une réaction agressive de l’Iran, qui ne ferait que retarder le retrait américain de la région, ne serait d’aucune utilité pour l’Iran.

On n’assistera donc vraisemblablement qu’à des actions symboliques, qui auront pour but principal d’apaiser la population, et de montrer que le régime iranien tient tête ‘aux Etats-Unis et à l’impérialisme sioniste’.”

Enfin, en Finlande, Ilta-Sanomat craint tout de même que les Etats-Unis et l’Iran ne se dirigent vers une confrontation directe. Crainte exprimée ainsi dans leurs pages :

“L’Iran est l’une des premières puissances militaires du Proche-Orient, mais sa force de frappe ne lui permet pas d’attaquer frontalement l’armée américaine.

C’est pourquoi le régime cherchera probablement à se venger de façon indirecte.

Les Etats-Unis, de leur côté, n’auront pas l’audace de lancer une offensive terrestre – le seul moyen de renverser le régime en place à Téhéran.

Cette impasse existe depuis un certain temps déjà.

Pour en sortir, il faudra soit que les parties changent résolument de cap, soit qu’elles mènent une guerre totale, sans tenir compte des conséquences.

Après la mort de Soleimani, la seconde option est celle qui se profile le plus nettement.”


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