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Une SPA pédagogue face au coronavirus

Written by on 19 mars 2020

Alors que certains s’inquiètent de se faire contaminer par le Covid-19, à cause de leur chien ou de leur chat, nous avons contacté la présidence nationale de la SPA. Elle répond à nos questions, au micro de Marius Renaudet.

Coronavirus oblige, la SPA s’organise. Jacques-Charles Fombonne, son président à l’échelle nationale, nous explique sa nouvelle stratégie : “On a organisé nos équipes de salariés en deux staffs. C’est-à-dire que l’on a un premier groupe qui va travailler, par exemple, le lundi, puis un second groupe qui va travailler le mardi et le premier va recommencer le mercredi ; de façon à ce que l’on ait un cloisonnement parfait entre nos équipes de salariés. La difficulté, c’est que le ministère de l’Intérieur ne nous a pas classé parmi les activités indispensables à la marche de la Nation ; mais nous avons des pensionnaires qui sont des êtres vivants. Il faut s’en occuper. On ne peut pas fermer les refuges et dire aux chiens : ‘Débrouillez-vous !’.

Et monsieur Fombonne de rappeler que les animaux domestiques ne peuvent pas transmettre le Covid-19. Alors que la France fait partie du quatuor de tête des pays européens comptabilisant le plus d’abandons, après l’Espagne, la Suisse et l’Italie ; à l’heure actuelle aucune recrudescence n’est à déplorer. Mais dans un tel climat de peur, le risque est lui bien réel : “Faites le calcul, il y a 30 à 40 millions d’animaux domestiques. Imaginez ce qui se passe si l’on a 1% de la population qui les abandonne. Toutes les études scientifiques, même celle de l’Office mondial de la Santé (OMS, NDLR) indiquent qu’il n’y a pas de transmission du virus entre les animaux, et qu’il n’y en a pas de l’Homme vers l’animal, et encore moins de l’animal vers l’Homme. C’est-à-dire qu’il n’y a aucun danger. Ce que je crains, c’est que l’on ait des crétins – parce que ça ne s’appelle pas autrement -, qui, sur les réseaux sociaux, répandent une information contraire, en disant que les animaux seraient susceptibles de nous contaminer : ce qui n’est pas vrai. Il n’y a aucun risque ! J’en veux pour preuve le fait que dans le document, vous savez dont on doit être muni quand on sort de son confinement, le dernier alinéa, c’est la possibilité de faire des activités physiques et des activités qui répondent aux besoins des animaux de compagnie. En clair, ça veut dire quoi ? Cela veut dire que vous pouvez vous promener avec votre chien dans la rue et que vous y êtes autorisés.

Il revient enfin sur les effets pervers, que la quarantaine pourrait produire, à son échelle : “La plupart des animaux que l’on recueille viennent des fourrières. C’est-à-dire que ce sont des animaux qui sont divaguants sur la voie publique. Si les associations sont pleines à craquer, comme cela va être le cas d’ici quelques jours, cela va poser un véritable problème d’euthanasie. Nous nous refusons statutairement à l’euthanasie des animaux, mais si l’on ne peut plus les prendre, et bien les fourrières vont évidemment les euthanasier ; et cela va poser un vrai problème. À partir du moment où l’on a plus d’adoption, et bien on va demander au ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner, NDLR) d’avoir une dérogation dans ce domaine. Si l’on obtient cette dérogation, cela va nous permettre de faire venir les gens à la porte de nos refuges – moi je ne veux pas qu’ils rentrent – ; on peut faire une présélection des animaux sur internet, on peut faire pas mal de chose sans contact.

Si abandon, il ne doit pas y avoir ; d’autres ont trouvé la parade. En Espagne, il semblerait que dans certains immeubles, un troc de chiens à promener se soit organisé entre voisins. Un moyen de justifier une sortie supplémentaire à l’extérieur du domicile, dans un pays où le confinement est aussi en vigueur.


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