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Le recyclage : un système de première nécessité ?

Written by on 3 avril 2020

Partout, les services publics sont réduits à ceux qui sont indispensables. Mais comment décider ce qui rentre ou ne rentre pas dans cette catégorie? On jette un œil à la façon dont nos habitudes de recyclage changent pendant le confinement.


Le tri : un système de première nécessité? La réponse dépend de l’endroit où on se trouve. 

À Nantes, depuis le début du confinement, la collecte des déchets ménagers est assurée. Par contre, la collecte des déchets recyclables a été suspendue pour la plupart d’entre nous. Les habitants sont invités à stocker ces déchets – les bacs jaunes – chez eux.  

Depuis cette semaine, la collecte des déchets recyclables est rouverte, mais seulement dans certains cas : pour les habitats collectifs, et d’autres grandes structures sans capacité de conserver leurs stocks.

On s’adapte donc aux besoins que l’on perçoit comme les plus urgents. 

Par contre, dans le centre de ville de Londres, la collecte de tous les déchets, même du compostage, est maintenu. Même chose dans la ville Allemande de Göttingen. 

À Prague, le changement affecte seulement les gens contaminés : on leur demande de ne pas sortir leurs déchets recyclables parce qu’ils pourraient contaminer les éboueurs.

Et parlons des éboueurs. Ils se retrouvent dans quelle situation?

D’abord c’est clair que leur volume de travail est réduit – d’environ 50% en France – mais ils font tout de même partie des travailleurs de première nécessité. 

Pourtant, on dit qu’ils n’ont pas besoin d’équipement de protection, notamment de masques. C’est ce qu’a relayé la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Selon elle, les gestes “barrières”, sont suffisants pour protéger ces travailleurs, comme le fait de maintenir une distance d’un mètre entre les personnes.

Mais on peut se poser la question, est-ce vraiment suffisant? On a aussi dit, pas plus de deux personnes à la fois dans la cabine d’un camion d’éboueurs – mais même avec deux personnes, maintenir un mètre de distance dans une cabine ne semble pas simple. 

Et pour l’industrie des déchets, l’épidémie de coronavirus signifie des inquiétudes considérables concernant l’impact à long terme sur les principaux marchés européens du recyclage. Ils sont préoccupés par les volumes limités entrant dans les systèmes de collecte, les perturbations logistiques, les pertes de demande pour leurs produits, et les acheteurs abandonnant les mesures de durabilité.

Et pour les consommateurs, ces changements d’habitude auront-ils des effets sur le long-terme ? C’est la grande question : comment cette période de confinement va t’elle nous transformer, nous faire réévaluer les choses après ?

Est-ce qu’on prendra des nouvelles habitudes – utiliser moins la voiture, seulement faire des grandes courses quand on en a besoin, etc. ? On risque aussi d’en perdre, notamment certaines choses comme le recyclage qui est d’abord une force d’habitude. 

Selon les psychologues, nous pouvons tous devenir assez inconstants sur cette histoire. Comme faire de l’exercice ou manger sainement, le tri est un comportement que nous devons poursuivre régulièrement. En cas de grande rupture, comme nous le voyons aujourd’hui nous risquons de perdre cette habitude. 

Pour le moment, renseignez vous sur les structures mises en place où vous vous trouvez, et si possible, faites des stocks.


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