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Covid-19 : jusqu’où les États membres seront-ils solidaires ?

Written by on 27 avril 2020

Les institutions européennes se renvoient depuis quelques semaines la balle des négociations. Le 23 avril dernier, les chefs d’États et de gouvernements se sont réunis en Conseil – par visioconférence -, pour tenter de s’accorder sur une stratégie commune de relance de l’économie européenne, gravement touchée par la crise du Covid-19. Une crise qui pose beaucoup de questions et dont les réponses se font attendre.

Si tous les pays de l’Union sont concernés par la pandémie, tous ne vivent cependant pas la même expérience. Le taux de contamination et de décès diffère d’un pays à l’autre, et les mesures prises par les gouvernements pour contenir la crise varient de simples recommandations au confinement total de la population.  

Tout le monde s’accorde à dire que la sortie de crise doit être pensée à échelle européenne. Mais les modalités de relance économique cristallisent toutes les difficultés pour trouver une issue, qui conjugue solidarité européenne et intérêts nationaux. Pour faciliter la reprise économique, faut-il permettre aux États de pouvoir emprunter à des taux favorables ? Ou doit-on aller plus loin en mutualisant la dette ? Le Conseil européen n’a pas permis de trancher sur cette question, mais un “accord de principe” a été trouvé sur une réponse globale, à l’échelle européenne. La balle retourne donc dans le camp de la Commission, qui devra donc préparer une nouvelle proposition de fonds de relance, d’ici le 6 mai prochain, dans l’espoir de pouvoir acter celle-ci dès le 1er juin. Et permettre ainsi “d’aller vite et frapper fort“, comme l’a rappelé David Sassoli, le président du Parlement, qui estime que l’UE doit être à la hauteur d’une crise sans précédent. 

Une crise qui imposera une réelle solidarité entre les pays, car l’interdépendance européenne implique que les États les moins touchés par la crise sanitaire ne seront pas forcément à l’abri d’une crise économique, voire politique. Et les pays les plus réticents semblent l’avoir compris : l’Allemagne a par exemple promis une contribution “beaucoup plus importante” de son pays au budget de l’UE, pour pouvoir compenser les effets de la crise. D’autres pays vont-ils suivre ? Comment ? Quand ? Des questions qui doivent trouver une réponse le plus tôt possible, pour amortir le “choc Covid“. 

Une chose est sûre, si les eurosceptiques dénoncent l’enlisement des négociations, la navette institutionnelle a rarement fonctionné aussi rapidement dans l’histoire de l’UE. Certes les décisions se font attendre, mais la crise ne doit pas être un prétexte pour négliger le temps du débat, principe fondamental à toute démocratie. 


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