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Corona-culture #31

Written by on 4 mai 2020

Parce que la science a rarement été à ce point au premier plan de l’actualité et que la réalité a rarement autant ressemblé à de la fiction qu’en ce moment, j’ai décidé de me mettre sur mon trente-et-un en ce trente-et-unième numéro du Corona-culture, afin de vous parler de science-fiction.

Non. Je vous vois venir et j’en profite pour ceux qui ont le mépris facile et la curiosité atrophiée : Star Wars n’est pas de la science fiction. Enfin si, mais juste un peu, parmi d’autre choses : de la “fantasy” oui, du “space-opéra“, qui est un sous-genre de la “SF“, évidemment, mais de la “‘SF’ pure et dure“, pas franchement.

Nous sommes le 4 mai, May the force (…), communément appelée journée Star Wars, et c’est un chef d’œuvre majeur du cinéma et de la fiction, d’accord. Mais aujourd’hui, on va parler littérature européenne. Française, même. C’est parti pour notre Corona-culture numéro 31, consacré à Bernard Werber.

Né à Toulouse en 1961, on ne présente plus vraiment Werber : plus de douze millions de livres vendus dans une trentaine de langues depuis 1993, peu ou prou un roman par an et, tout comme Star Wars, il est un peu à part à mes yeux dans la grande famille de la science fiction.

Schématiquement la “SF“, c’est quoi ? Extrapoler des concepts à partir de théories scientifiques et construire autour une fiction qui porte une réflexion sur notre présent. Le point fort de Bernard Werber selon moi, c’est cela : la pertinence de ses réflexions, portées par une écriture efficace, un symbolisme récurrent, des personnages relativement interchangeables.

Personnages qui vivent régulièrement des effondrements, comme dans Demain les chats ou Troisième humanité, des pandémies, des confinements, et s’en sortent bien souvent par la solidarité et l’ouverture d’esprit, comme dans Les Fourmis ou Le Miroir de Cassandre. Ils progressent par l’audace et l’échange, comme dans Les Thanatonautes, auxquels il faut ajouter la tolérance et l’amour, comme dans L’Ultime secret, amour qui s’étend bien au delà des relations interpersonnelles, jusqu’au vivant et même à l’environnement en général, comme dans Le Cycle des dieux.

L’amour enfin de soi-même, et c’est un prérequis absolu de l’harmonie chez Werber, dans La Boîte de Pandore, mais aussi dans Le Livre du voyage, un ouvrage très court, proche du conte philosophique cher à Saint-Exupéry ou à Paulo Coelho par exemple, véritable traité de poche de l’introspection et de l’amour de soi, que je vous conseille vivement de lire, en ces temps propices à la réflexion sur soi-même et sur tout ce qui nous entoure.


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