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L’Histoire du genre en Europe – Les dossiers du LIPE

Écrit par sur 21 novembre 2020

Bienvenue dans Les dossiers du LIPE, l’émission du Laboratoire d’innovation pédagogique sur l’Europe. Chaque mois, nous nous intéressons à une grande thématique de l’Histoire de l’Europe en faisant le lien entre le monde de la recherche et le monde de l’éducation.

Chaque dossier thématique est composé d’une interview d’un·e chercheur·se spécialiste d’un thème de recherche, de trois capsules audio “Europe in a soundbite” et d’une interview d’un·e enseignant·e.

Ce premier dossier est consacré à l’Histoire du genre en Europe.

Dossier 1 : l’Histoire du genre en Europe

Sommaire

Interview d’un·e chercheur·se

Histoire de l’éducation des filles en Europe

Cours de sciences à l’école Kalvskindet (Norvège), vers 1900 Erik Olsen

Liens avec les programmes du Lycée :

  • Seconde : Thème 4 : Dynamiques et ruptures – Chapitre “Les Lumières” (Femmes dans la vie culturelle, scientifique)
  • Première : Thème 3 : La IIIème République – Chapitres “La mise en œuvre du projet républicain” et “Permanences et mutations de la société française avant 1914”.
  • Terminale Spé : Thème 6 : Jalon “les grandes étapes de l’alphabétisation des filles du XVIème siècle à nos jours dans le monde”.

Invitée : Isabelle Matamoros

Isabelle Matamoros euradio

Isabelle Matamoros est chercheuse post-doctorante au Labex EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe), coordinatrice de l’axe « Genre et Europe ». Après une thèse sur les pratiques de lecture des femmes dans la France du premier XIXe siècle, elle poursuit ses recherches sur l’émancipation des femmes par le savoir. Elle a publié : « L’habitude de bien lire. Les lectures quotidiennes d’une jeune bourgeoise dans les années 1820 », CLIO. Femme, genre, histoire, no 50, 2019 ; « Une bibliothèque à l’usage des enfants au début du XIXe siècle : conservation, circulations et appropriations du livre dans la bibliothèque familiale des Guérin », Romantisme, no 179, 2018/1, p. 115-127.

Contenu de l’interview :

  1. Le droit à l’éducation pour toutes et tous et les inégalités en matière de prise en charge par les institutions publiques
  2. L’histoire de la mixité, ses enjeux et les débats qu’elle a suscités
  3. La fabrique du genre dans l’éducation.

Pour aller plus loin…

Bibliographie :
  • Antoine Léon, Pierre Roche, Histoire de l’enseignement en France, Paris, Presses universitaires de France, « Que-sais-je ? », 10e éd. mise à jour, 2003.
  • Françoise Mayeur, L’Éducation des filles en France au XIXe siècle, Paris, Hachette, 1979.
  • Françoise Mayeur, L’enseignement secondaire des jeunes filles sous la Troisième République, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1977, 488 p.
  • Geneviève Pezeu, Des filles chez les garçons. L’apprentissage de la mixité, Editions Vendémiaire, 2020.
  • Rebecca Rogers, L’éducation des jeunes bourgeoises au XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007.
Sitographie :
  • EHNE, Éduquer des Européens et des Européennes, Rebecca Rogers, accessible via ce lien
  • EHNE, Lectrices et lecture féminine en Europe, Isabelle Matamoros, accessible via ce lien
  • EHNE, Genre et Europe, accessible via ce lien
  • EHNE, La mobilité étudiante féminine dans l’Europe contemporaine, Antonin Durand, accessible via ce lien
  • Hypotheses, Genre et Europe, accessible via ce lien
  • OpenEdition Books : Revoir l’histoire de l’éducation sous l’angle du genre : nouvelles perspectives, Rebecca Rogers, accessible via ce lien

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Support pédagogique : Capsules audio “Europe in a soundbite” à écouter en classe

Capsule 1 : Le droit de vote des femmes

Emmeline Pankhurst, leader des suffragettes britanniques, arrêtée aux abords du Buckingham Palace alors qu’elle tentait de présenter une pétition au roi Georges V en mai 1914. Source : Wikimedia Commons.

Le passage de l’Ancien Régime à l’époque contemporaine se caractérise par l’affirmation progressive d’une société de citoyens, qui supplante la société d’ordres et les monarchies de droit divin. Dans les régimes représentatifs qui voient progressivement le jour en Europe au XIXe siècle, la volonté générale s’exprime par le vote du corps électoral.

Or, les femmes sont longtemps exclues de la citoyenneté à grand renfort d’arguments, qui révèlent une vision hiérarchisée du rapport des sexes. Désireuses de participer aux affaires de l’État, notamment à l’élaboration des lois que jusqu’alors elles ne font que subir, certaines d’entre elles créent des associations, et bientôt des mouvements suffragistes, à l’échelle nationale et internationale.

Des décennies de luttes et de lobbying aboutissent, au cours du xxe siècle, à l’obtention du droit de vote par les femmes dans les différents États européens, à des rythmes variables selon le contexte politique national.

Réalisé par Anne Jusseaume à partir de la notice EHNE “Le droit de vote des femmes” d’Anne-Laure Briatte.

Voix : Virginie Chaillou-Atrous

Enregistrement, production et réalisation : euradio

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Capsule 2 : Les femmes de sciences aux XIXè – XXIè siècles

marie curie euradio
La réussite de Marie Curie invite les femmes à poursuivre des études de sciences, la grande chercheuse est ici entourée de quatre étudiantes (entre 1910-1915).
Source : The Library of Congress via Wikimedia Commons.

Au XIXe siècle encore, les femmes en Europe sont quasiment exclues du monde des sciences et des techniques au nom de leur soi-disant infériorité naturelle. Seules quelques intellectuelles de l’aristocratie éclairée contribuent aux progrès et participent aux débats scientifiques, alors que des femmes occupent des postes subalternes, surtout techniques.

À la fin du XIXe siècle, la plupart des pays européens démocratisent l’accès à l’instruction provoquant de facto une augmentation du nombre d’étudiantes et de chercheuses, malgré les préjugés sexistes, voire le déni de leurs découvertes. Ces pionnières ouvrent des brèches dans ce monde masculin et sont reconnues, même si les prix Nobel leur sont parcimonieusement attribués.

Depuis le milieu du xxe siècle, de nouvelles générations de femmes scientifiques font surgir des problématiques de recherche, de la pédiatrie aux neurosciences, de l’alimentation à l’environnement. Néanmoins, emblématiques hier, ces scientifiques demeurent encore aujourd’hui symboliques, perçues plutôt comme des exceptions que comme des modèles.

Réalisé par Anne Jusseaume à partir de la notice EHNE “Femmes de sciences XIXe-XXIe siècles” de Louis-Pascal JACQUEMONT.

Voix: Virginie Chaillou-Atrous

Enregistrement, production et réalisation : euradio

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Capsule 3 : Le genre dans les années 68

HIT, an International u-counter media, décembre 1970, cité dans Antonio Benci, « Perceptions, transpositions et mémoires du Mai français en Italie », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2009/2, no 94, p. 39-46.

Dans le moment 68, les normes de genre sont profondément bouleversées. Le rôle des hommes et des femmes diffère dans le cours même du temps court des événements. Les masculinités sont modifiées par une part des jeunes gens qui s’affichent avec cheveux longs et jeans identiques à ceux des jeunes filles, même si les rôles sexués traditionnels perdurent dans les services d’ordre des manifestations et des groupes d’extrême gauche.

L’égalité des salaires masculins et féminins est revendiquée dans des grèves dès 1966 à Herstal en Belgique, puis en 1968 dans l’usine Ford en banlieue londonienne, et dans des grèves en mai-juin 1968 en France. Un mouvement féministe inspiré par des Américaines se constitue dans nombre de pays européens avec le mot d’ordre « le privé est politique ».

La lutte pour la contraception et l’avortement aboutit à de nouvelles lois et le divorce est obtenu avec parfois un décalage chronologique en Italie et en Suisse par exemple. Les sexualités mêmes sont progressivement transformées.

Capsule réalisée par Isabelle Matamoros à partir de la notice EHNE “Le genre dans les années 68” de Michelle Zancarini-Fournel.

Voix : Virginie Chaillou-Atrous

Enregistrement, production et réalisation : euradio

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Interview d’un·e enseignant·e

Invitée : Axelle Neyrinck

Axelle Neyrinck est docteure et chercheuse en histoire du Moyen-Age. Elle a soutenu en 2016 à l’EHESS une thèse intitulée : “Le massacre des Innocents : constructions théologiques et usages polémiques (v.800-v.1300)”.

Elle a enseigné l’histoire des femmes au Moyen Âge à l’université de Nanterre et de Reims et a notamment formé et sensibilisé des futur·es professeur·es des écoles à la lutte contre les stéréotypes de genre. Axelle Neyrink est aussi agrégée d’histoire et professeure d’Histoire-géographie au collège Descartes, au Blanc Mesnil, en Seine Saint-Denis.

Contenu de l’interview :

  1. Définition de la notion de genre et d’histoire du genre
  2. Place accordée à l’histoire du genre dans les programmes scolaires
  3. Situations concrètes d’enseignement et réactions des élèves
  4. Obstacles, difficultés, améliorations.

Pour aller plus loin…

Programmes scolaires en ligne : Eduscol

Sitographie
  • Belin Education : La place des femmes dans l’histoire, accessible via ce lien
  • CAIRN INFO, Enseigner le genre : un métier de Pénélope, Tania Angeloff, Nicole Mosconi accessible via ce lien
  • Centre Hubertine Auclert, accessible via ce lien
  • Open Editions Journals, Grève, Appel du comité de rédaction de Clio, Femmes, Genre, Histoire, accessible via ce lien

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Supports pédagogiques complémentaires disponibles sur le Laboratoire d’innovation pédagogique sur l’Europe

Capsules de facilitation graphique :

Pour retrouver d’autres ressources sur le genre, rendez-vous sur le site Internet du LIPE.

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