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Flambée des prix en Bourgogne – Chais d’oeuvre #14

Écrit par sur 8 février 2021

Chaque semaine dans Chais d’œuvreManuel Peyrondet, meilleur Sommelier de France et meilleur Ouvrier de France, nous emmène découvrir un vignoble… quelque part sur la planète...

Flambée des prix en Bourgogne – Le poids de la transmission

Cette semaine, on s’intéresse aux vignobles bourguignons. Avec des vins enviés à travers le monde, la demande est aujourd’hui supérieure à l’offre, ce qui entraine les Bourguignons dans une spirale épouvantable de laquelle ils auront du mal à sortir…

Un conseil pour les amateurs de Bourgogne: “continuez d’acheter vos vins, car d’une certaine manière ils vont vous échapper !”

Pourquoi ces terroirs sont-ils si prisés ?

Pour Manuel Peyrondet, la réponse est assez simple “tout d’abord parce qu’ils sont rares, ils ont une terre unique, un produit qui n’est pas délocalisable et un savoir-faire qui va avec”.

Mais d’un autre côté, la montée des prix attire en même temps des capitaux qui veulent racheter ces terres, y voyant une poule aux oeufs d’or. Les prix des terres s’enflamment également au fur et à mesure que le prix du négoce du raisin s’enflamme.

On parle de centaines de milliers voire millions d’euros en côte de Beaune pour un hectare de vigne, voire des dizaines de millions d’euros par hectare pour un grand cru en côte de Nuits!

Manuel Peyrondet

Evidemment tous cela pèse sur les épaules des viticulteurs puisque d’une certaine manière ils sont tiraillés. D’un côté ils savent qu’ils doivent transmettre ce foncier qui sera taxé par l’Etat dans les générations à venir. Et ils savent également que pour garder ces terres, il faut aussi valoriser leurs bouteilles comme il faut. Et au fur et à mesure qu’ils revalorisent leurs bouteilles, ils sont dans une spirale infernale; puisque plus ils augmentent leurs bouteilles, plus le foncier augmente, etc.

Se situant au bout de la chaine, le consommateur voit donc également les prix s’envoler, même si c’est surtout le cas actuellement pour les grans crus, et les vins les plus rares.

Pour étayer ses propos, Manuel Peyrondet nous donne l’exemple du Clos de Tart à Morrey Saint Denis, vendu à plus de 240 millions d’euros pour 7 hectares. Un prix bien évidemment plus à la portée de tous, ce qui conduira à une raréfaction des propriétaires, et peut-être même à terme, à des vinificateurs et vignerons locataires plutôt que propriétaires.

Pour retrouver tous les Chais d’oeuvre de Manuel Peyrondet, rendez-vous ici

Transcription audio et mise en page : Pauline Amirault

Image: Arnaud 25, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons


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