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Changement climatique – L’heure o’ véto

Écrit par sur 6 mai 2021

Cette semaine avec Christophe Buhot, nous parlons du changement climatique.

En quoi les vétérinaires sont-ils concernés ?

La WVA, World Veterinary Association ou Association Mondiale Vétérinaire, a récemment publié un communiqué de presse dans lequel elle déclarait que les vétérinaires avaient la responsabilité de protéger la santé des écosystèmes et d’exiger des mesures pour minimiser le changement climatique. Cela fait suite à la déclaration, en novembre 2019, de plus de 11 000 scientifiques selon laquelle la santé humaine, animale et des écosystèmes était confrontée à une menace immédiate, et que le changement climatique était une urgence mondiale. Son impact sur la santé et le bien-être des animaux concerne naturellement les vétérinaires et représente une réalité complexe avec des effets directs et indirects.

Quels sont ces effets directs et indirects ?

Comme pour l’Homme, les effets directs sont principalement dus à la modification des températures, à la hausse du niveau des océans et à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes comme les cyclones, les sécheresses, les inondations, les orages ou la foudre. Le stress thermique affecte les activités physiologiques des animaux et peut entraîner une vulnérabilité aux maladies et une baisse de la productivité

Les effets indirects du changement climatique comprennent principalement la modification des schémas de maladies transmises par des vecteurs comme les tiques ou les moustiques, mais également des migrations de la faune sauvage, ainsi que des charges de maladies parasitaires chez les animaux. 

Est-ce que les animaux contribuent au réchauffement climatique ?

Le sommet d’action sur le climat organisé par les Nations Unies en 2019 a souligné qu’une augmentation de 1,5 °C des températures mondiales d’ici la fin du 21e siècle constituait la limite supérieure sûre du réchauffement climatique. Pour ne pas dépasser cette limite supérieure, le monde doit s’efforcer, entre autres, de parvenir à des émissions nulles de gaz à effet de serre d’ici 2050. Bien que la contribution de l’agriculture animale au changement climatique mondial soit nettement inférieure à celle d’autres industries comme le transport ou l’énergie, la production animale émet des gaz à effet de serre tels que le méthane et le dioxyde de carbone. L’utilisation de meilleures pratiques, la modification de l’alimentation pour réduire la production de méthane et la mise en place de critères de durabilité environnementale limitent ces émissions, concernent à la fois les systèmes d’élevage intensifs et les petites exploitations, et offrent ainsi de nombreux avantages pour la santé des animaux, des humains et des écosystèmes.

Et que peuvent faire les vétérinaires ?

Les vétérinaires contribuent activement à l’atténuation du changement climatique et à la protection de l’environnement, notamment en donnant des conseils sur le traitement des déchets médicaux et sur l’utilisation des ressources comme les aliments pour animaux, le fumier et sous-produits animaux. Mais cela ne suffit pas. C’est pourquoi la WVA encourage la recherche, la surveillance et l’éducation afin d’accroître la connaissance et la compréhension des facteurs et des impacts du changement climatique sur la santé animale, humaine et des écosystèmes et soutient l’approche ” Une seule santé “, dont je vous parle souvent dans mes chroniques, pour faire face au changement climatique et en atténuer ses conséquences néfastes sur la santé de la planète au sens large.

Laurence Aubron – Christophe Buhot

Toutes les chroniques “Heure o’ véto” de Christophe Buhot sont à retrouver juste ici

Image par Eszter Miller de Pixabay


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