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L’Europe au plus près – Jeudi 17 juin

Écrit par sur 17 juin 2021

Bienvenue dans cette édition de « L’Europe au plus près » où nous suivons, chaque semaine, l’actualité des différentes institutions de l’Union européenne. 

Cette semaine revenons sur la session plénière du Parlement européen qui a débuté lundi 7 juin et s’est terminée jeudi 10 juin. L’assemblée européenne a notamment adopté mardi 8 juin, par une très large majorité, une résolution demandant des engagements forts de l’UE pour préserver la biodiversité.

Oui avec 515 voix pour, 90 contre et 86 abstentions, ce texte vise à ce que 30 % des superficies terrestres et marines de l’UE soient protégées d’ici 2030. Il attire aussi l’attention sur le fait que près de la moitié des forêts du continent sont dans « un état de conservation inadéquat » alors qu’elles « abritent la majeure partie de la biodiversité terrestre ». 

Les eurodéputés demandent par ailleurs à l’exécutif européen de fixer des objectifs « ambitieux et contraignants » pour la biodiversité urbaine comme par exemple une part minimales de toitures végétalisées sur les nouveaux immeubles.

Et les parlementaires veulent que la Commission s’attaque directement aux causes du déclin de la biodiversité

En effet, le texte souligne qu’« il est essentiel d’agir sur les facteurs responsables de la perte de biodiversité, en particulier au niveau de l’affectation des sols et de la transformation des systèmes alimentaires ». Ainsi, la résolution des députés s’oppose entre autres au renouvellement de l’autorisation du glyphosate après 2022 et « invite les États membres à procéder aux travaux préparatoires nécessaires afin de proposer des solutions alternatives et viables à tous les agriculteurs après l’interdiction» de ce pesticide.

Lors de cette session plénière, les députés ont donc plaidé pour une agriculture durable mais également pour que des normes élevées en matière de bien-être animal soient fixées. 

Oui et une résolution en ce sens a aussi été adoptée presque à l’unisson jeudi 10 juin, avec 558 voix pour, 37 contre et 85 abstentions. Dans leur texte, les députés ont demandé à la Commission de présenter des propositions législatives visant à interdire l’élevage en cage dans l’UE, et ce dès 2027. Rappelant qu’une initiative européenne demandant la fin de l’élevage en cage avait récolté les signatures de près d’1,4 millions d’européens en 2018.

Car les eurodéputés concèdent que les avancées sont maigres sur le sujet.

En effet, mais la résolution admet tout même que l’UE a interdit les cages rudimentaires en batterie pour les poules pondeuses en 2012, mais aussi l’interdiction partielle des stalles pour truies en 2013 ainsi que l’interdiction totale des cages dans l’agriculture biologique. Mais ils constatent que près de la moitié des poules pondeuses de l’UE sont élevées dans des cages aménagées et que les États membres n’ont fait qu’un usage limité des fonds de la Politique Agricole Commune pour atteindre les  objectifs en matière de bien-être animal.

Ils demandent donc  à l’UE d’en faire beaucoup plus pour le bien-être animal.

Oui, les eurodéputés pressent la Commission d’élaborer une approche espèce par espèce, en tenant compte des caractéristiques de chaque animal, et souhaitent que les éleveurs puissent bénéficier d’une période de transition. Pour ne pas fausser la concurrence, les élus européens veulent que toutes les importations européennes tiennent compte du bien-être animal grâce à « des contrôles efficaces ». Plus encore, un amendement à la résolution proposé par la gauche radicale invite la « Commission à présenter des propositions visant à interdire le gavage cruel et inutile des canards et des oies pour la production de foie gras ».

Évoquons à présent un autre sujet débattu par l’hémicycle européen, cette fois sur la politique étrangère. Dans une résolution, les eurodéputés se sont montrés très critiques à l’égard de l’accord politique signé en 2017 entre Cuba et l’Union.

En effet, car les députés déplorent que « malgré l’entrée en vigueur de l’accord de dialogue politique et de coopération il y a près de quatre ans, la situation en matière de droits de l’homme et de démocratie ne se soit pas améliorée ». Au contraire, « le régime cubain a intensifié la répression et les violations des droits de l’homme ». Le texte dénonce ainsi « la détention de prisonniers politiques ». 

Le Parlement a maintes fois souligné que contrairement à ce que prévoyait l’accord, l’opposition cubaine reste exclue des discussions entre Bruxelles et La Havane. Cependant, le chef de la diplomatie européenne a tenu à défendre cet accord devant les parlementaires européens.

Oui, et dans son discours face au Parlement, Josep Borrell admet je cite « que ces réunions formelles n’ont inclus que des organisations cubaines enregistrées auprès des autorités, mais l’Union européenne sollicite désormais l’avis de toutes les parties de la société civile cubaine, dans d’autres contextes et via d’autres contacts. » Rappelant que « cet accord nous a fourni un cadre stable pour un dialogue politique régulier » où « nous traitons des questions de droits de l’homme ».

Terminons en revenant sur une résolution sans équivoque à l’encontre de la Biélorussie. Dans leur texte, les eurodéputés somment les états membres d’élargir les sanctions contre le régime de Loukachenko, qui a récemment ordonné le détournement d’un avion de ligne reliant Athènes à Vilnius en prétextant une alerte à la bombe, pour arrêter le militant et journaliste Roman Protassevitch et sa compagne.

Tout à fait, les élus proposent par exemple de sanctionner un « nombre beaucoup plus élevé de responsables biélorusses, tels que les procureurs » ainsi que « la police, le personnel pénitentiaire, les députés, les membres du gouvernement » et les responsables des médias d’Etat. Mais également « des sanctions sectorielles ciblant en particulier les industries du pétrole brut et des produits pétroliers, de la potasse, de l’acier et de la transformation du bois ». 

Les députés plaident donc pour un isolement économique de la Biélorussie sur la scène internationale mais aussi dans le domaine du sport. 

Oui, les parlementaires souhaitent « la suspension de Minsk des championnats européens et mondiaux et des jeux Olympiques de Tokyo »  et demandent « à l’Union des associations européennes de football, l’UEFA, de retirer les droits de retransmission du tournoi de football EURO 2020 à la télévision d’État biélorusse TVR et de les attribuer gratuitement à la télévision indépendante Belsat.

Thomas Kox – Romain L’Hostis

© Photo par Sergio Cerrato – Italia via Pixabay


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