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Tournoi de tennis Estoril Portugal – L’édito d’Ulysse Guttmann-Faure

Écrit par sur 9 mai 2022

Et parlons maintenant de tennis ! Ulysse, vous avez eu la chance d’assister au tournoi d’Estoril au Portugal… Racontez-nous un peu.

Estoril, petite bourgade entre Cascais et Carcavelos à une vingtaine de kilomètres de
Lisbonne au Portugal, accueille depuis 1990 le seul tournoi professionnel de tennis du Portugal de
rang ATP 250. Tournoi uniquement masculin depuis 2015, il accueille tant en simple qu’en double,
c’est à dire lorsque les joueurs s’affrontent deux contre deux, par équipe, sur un terrain un peu plus
grand. Et cette édition, la 32ème, n’a pas été la plus décevante, loin de là !

Pourquoi cela ?

Déjà, il faut rappeler le contexte. En 2020, le tournoi n’avait pu avoir lieu pour cause de
Covid. L’an dernier, pour les mêmes raisons, le tournoi s’était déroulé en quasi huit clos, les images
que l’on en a donnant à voir une édition plus triste, évidemment. Pour son retour, le public était au
rendez-vous. Un public portugais évidemment mais également international, à l’image de ces
français toujours à l’initiative de la fameuse Ola issue des corridas, faisant forcement son petit effet
et conférant au tournoi un petit côté Roland Garros. Mais au delà, chaque joueur avait ses
supporteurs comme les espagnols, autant supportés à la positive qu’à la négative, rivalité entre pays
frères obligeant.

D’ailleurs, toutes les générations étaient mélangées, des fans de toujours aux jeunes, parfois très
jeunes, joueurs des écoles de tennis de la région. La finale double messieurs a même eu la chance
d’accueillir un spectateur un peu particulier : le très populaire Président de la République du
Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, incognito dans les gradins grands publics, mais remarqué par
les plus attentifs.

Et puisque l’on parle du public, souligner en quelque mot son engagement pour soutenir certains
joueurs. L’américain Frances Tiafoe en a tout particulièrement ressentit les effets lorsque la quasi
totalité du public s’est mis à scander son nom, lui conférant la force nécessaire pour aller…
jusqu’en finale.

Et puisque vous évoquez Roland Garros, rappelons d’ailleurs que le tournoi d’Estoril
a lieu sur terre battue ! Concernant le tableau final, qu’a t’il donné ?

Beaucoup de surprises… belles évidemment ! Je vous parlais à l’instant de la finale double
messieurs jouée sous le regard du Président. Et bien figurez vous qu’elle a vu une équipe
« maison » l’emporter, avec les portugais Nuno Borges et Francisco Cabral, 6-2 / 6-3 contre une
paie argentine-suédoise.

Côté simple, l’américain Frances Tiafoe, déjà finaliste en 2018, n’a pas réussir à transformer
l’essai et s’est incliné 6-3 / 6-2 contre le jeune argentin de 21 ans Sebastián Báez. Celui-ci s’inscrit
dans la lignée de grands noms du Tennis, victorieux avant lui : Novak Djokovic, Roger Federer,
Stanislas Wawrinka, le français Richard Gasquet ou encore en 2018 le grec Stéfanos Tsitsipás.

Tout au long de la semaine, Sebastián Báez avait signé les caméras de la phrase « why not me ? ».
Il faut croire que cela lui aura porté bonheur puisque « why not me » a pu être remplacé par un
magnifique « yes it’s me ».

Et c’est un tout premier titre pour Sebastián Báez n’est ce pas ?

Premier de ce niveau, absolument ! Pour l’anecdote, le tournoi de Munich qui se tenait au
même moment en Allemagne a lui aussi conféré sa toute première coupe sur un ATP 250, pour le
danois Holger Rune… Une génération tout à fait promettante, permettant au deux de grimper au
classement, respectivement à la 40ème et à la 45ème place. Fin 2020, Baez pointait au 341e rang
mondial.

Côté français, Benjamin Bonzi s’est incliné en huitième de finales après avoir terrassé l’ancien
numéro 3 mondial Dominic Thiem. Richard Gasquet, vainqueur en 2015, s’est lui arrêté en quart
de finale. Quant à Benoit Paire, il a une nouvelle fois plus brillé par son attitude, mauvaise, que par
son jeu, allant même jusque’à insulter le public et baisser son short devant celui-ci.
Je vous avais prévenu, une édition loin d’être décevante !

Merci beaucoup Ulysse Guttmann-Faure !


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