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Edito culturel- Michel Legrand

Eugène Sandoz

Le samedi 26 janvier 2019, le compositeur Michel Legrand est mort à l’âge de 86 ans. Vous le connaissez sûrement car c’est un grand compositeur de musiques de film, de jazz et de variété. Mais, saviez-vous qu’il avait été formé par l’une des plus grande compositrice française du 20ème siècle de musique classique ?

Eh oui ! Il a étudié le piano et la composition au conservatoire national de Paris, il était tout jeune. L’une de ses professeur principale était Nadia Boulanger. Parmi les élèves de cette dame on compte George Gershwin, Léonard Bernstein, Vladimir Cosma, Astor Piazzolla et Philip Glass… Excusez-nous du peu !

Pour gagner sa vie, Michel Legrand commença par accompagner au piano des chanteurs de variété comme Henri Salvador, Charles Trenet et Maurice Chevalier. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier, qui l’accompagne à New-York, qu’il rencontra Miles Davis, Ben Webster et John Coltrane. Ils joueront tous dans son premier album appelé « Le grand jazz ». Dans la même période, il commence à découvrir la composition pour les musiques de film.  Et il s’associe avec des grands noms du cinéma comme Jean-Luc Godard, Marcel Carné et Jacques Demy. Ce sont ses compositions pour le film « Les parapluies de Cherbourg » (Jacques Demy) qui l’ont rendu célèbre.

« Les parapluies de Cherbourg » était un choc dans le monde du cinéma et de la musique, car c’était la première comédie musicale à casser la tradition Hollywoodienne. Aucun dialogue n’est parlé, tous les dialogues sont chantés.

« Les demoiselles de Rochefort », sa prochaine collaboration avec Jacques Demy, est le premier film avec des clins d’oeil musicaux et scénaristiques vers la musique classique. Une des deux demoiselle, Solange, est une jeune compositrice qui écrit un concerto pour piano et qui tombe amoureuse d’Andy, grand pianiste américain.

Mais le film dans lequel on retrouve vraiment l’éducation classique de Michel Legrand, c’est « Peau d’âne », réalisé trois ans après « Les demoiselles de Rochefort ».  La similarité du style entre la fugue du prince et « La fugue » de Bach est frappante.