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Le Pacte Mondial sur les Migrations : STOP Rumeurs !

Eugène Sandoz 14 December 2018

166 pays ont approuvé le Pacte Mondial sur les Migrations lundi à Marrakech. A quoi sert-il ?

Ce Pacte Mondial sur les Migrations élaboré dans le cadre de l’ONU a été approuvé massivement par
un très grand nombre de pays, y compris la France via le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne,
même si 9 pays se sont retirés, dont 5 d’Europe centrale (l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, la
République tchèque, la Slovaquie,…).

Aucun pays même avec des murs ou des barbelés ne peut tout seul maîtriser les migrations. Il faut
prendre le problème à la racine : maîtriser les migrations passe par une coopération entre pays
d’origine, de transit et de destination.

Ce Pacte recense les bonnes pratiques dont les Etats peuvent éventuellement s’inspirer, et permet
l’échange d’informations pour une coopération plus efficace. C’est par la coopération que nous
parviendrons à être plus efficaces face aux migrations illégales, et à démanteler les réseaux de
passeurs et de criminels.

Ce Pacte a fait l’objet de très nombreuses rumeurs, qui cherchent à surfer sur les peurs, à déformer,
tordre les chose pour véhiculer des rumeurs de complot, peu importe que ceux qui les véhiculent y
croient ou pas… Il est utilisé pour faire de la politique politicienne par des dirigeants de partis
déboussolés qui cherchent à mordre sur les voix des partis plus extrêmes…

Il n’est pas inutile de clarifier ce que ce Pacte dit et ne dit pas… Les Etats demeurent-ils libres de
déterminer eux-mêmes leur politique migratoire, de combattre les migrations illégales ?

Evidemment les Etats sont libres : le texte réaffirme comme d’habitude la souveraineté nationale de
chaque Etat, qui est libre de déterminer sa politique migratoire comme il l’entend. Ceux qui disent
que le Pacte impose d’accepter les migrations mentent. C’est faux ! Le Pacte distingue clairement
entre les réfugiés et les migrants économiques. Il n’y a que les réfugiés qu’il est de notre devoir
d’accueillir parce qu’ils fuient les persécutions. Il n’appartient pas au droit international de nous dire
quelles sont les migrations légales ou illégales.

Un juge pourra-t-il invoquer ce texte pour nous imposer des migrants contre notre gré ? On a pu
entendre aussi que ce texte supprimerait la liberté d’expression…

Le Pacte ne crée aucun droit supplémentaire pour les migrants. Il ne crée aucune obligation
juridique, c’est-à-dire qu’il n’impose rien contre notre gré. Il n’impose pas de droit à la migration. Ce
n’est pas vrai. Dans ces conditions, qui donc pourrait bien avoir peur du juge ? Des réseaux
criminels qui pratiquent la traite des personnes, femmes et enfants, ou l’esclavage ? Des
nationalistes extrémistes qui rêvent un jour de parquer comme des bêtes ou de rejeter à la mer des
migrants, femmes et enfants, et tant pis s’ils se noient ? … J’espère bien que nous ne tolérerons plus
jamais cela dans notre pays ni en Europe ni en Afrique ou ailleurs dans le monde !

Et non, ce Pacte ne supprime pas non plus la liberté d’expression, Dieu merci ! Un journal pourra
continuer de s’exprimer pour condamner s’il le souhaite l’immigration qu’elle soit légale ou illégale,
sans risque d’être muselé ou condamné.

Anne Macey, déléguée générale du think tank Confrontation Europe

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