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D’où ça vient l’hystérie ?

Écrit par sur 27 janvier 2020

L’hystérie…
C’est quoi ?

“De toute façon, les femmes elles sont toutes hystériques”.
En psychanalyse, l’hystérie est une névrose où le conflit psychique s’exprime par des manifestations fonctionnelles.
Sans lésion organique, des crises émotionnelles ou éventuellement des phobies.
L’hystérie touche, évidemment, les hommes et les femmes.
Mais, à l’origine, elle est liée à l’utérus, et donc à la femme.

Comme disait Hippocrate : “La femme… L’origine de tous les dérèglements”.

Mais bon… au final, grâce à l’hystérie, les principes de la psycho-analyse ont été inventés par Freud en 1895.

Au cours du 19ème siècle, le médecin Gustave Le Bon a écrit :
“Les femmes représentent les formes les plus inférieures de l’évolution humaine et sont beaucoup plus près des enfants et des sauvages que de l’homme adulte civilisé.”

Et c’est à partir des expériences que cet homme a réalisées, que Freud s’est nourri pour étudier l’hystérie.

Pendant longtemps, l’hystérie, la prostitution et la masturbation ont été pointées comme un des plus grands fléaux pour la société, des maux qui doivent être guéris.

À l’époque, la norme était pour une femme de peu ou de ne pas jouir. Pour Freud, la sexualité féminine était inconnue et invisible. C’était une maladie dont la femme devait être soignée.

Et l’hystérie est cette maladie féminine qui veut que la femme soit une nymphomane dont il faut limiter les relations sexuelles.

En conséquence, les médecins massent le clitoris des patientes pour atteindre le paroxysme libérateur qu’est l’orgasme et ainsi libérer la femme de ses pulsions.

Freud, en tant que neurologue, a relié l’hystérie féminine aux pulsions sexuelles des femmes.

L’étude de l’hystérie a construit une représentation stéréotypée des femmes : en faisant appel à la gestuelle et aux poses du corps, au travers d’une position d’objet.

Jean-Martin Charcot a été l’un des premiers à faire appel à la photographie dans le domaine médical. Il cherchait à immortaliser les attitudes passionnelles comme le crucifiement, l’extase, les bâillements hystériques, la supplication amoureuse, etc.

Tout ce qui est tellement lié aujourd’hui à la personnalité des femmes.
Des images complètement manipulées étant donné que les caméras de l’époque mettaient plus de 10 secondes à faire des photos.
Puis le cinéma se joint à la tendance en montrant les spasmes, les convulsions, l’épilepsie…
Des films où, l’hystérie se guérit à travers des électrochocs ou la lobotomisation.

Donc non les filles, ne vous laissez pas convaincre,
on n’est pas hystériques.
Ce n’est pas une maladie.


Les opinions du lecteur
  1. Franck Steinel   Sur   13 janvier 2021 à 14 h 05 min

    … Non, ce n’est pas une maladie, c’est une solution. Dans un conflit psychique il y a toujours une quantité d’énergie inhérente à la friction de deux instances diamétralement opposées. Le sujet étant plongé malgré lui dans une situation où l’appareil psychique est pris de court, il court-circuite la pensée. Les plombs sautent, au sens littéral, pour ne pas exposer l’individu outre mesure à une surcharge affectivo-cognitive ingérable. La crise hystérique n’est donc ni une maladie, ni un problème, mais bien une solution. Celle-ci est l’apanage de la féminité, même si la féminité peut-être partagée par des hommes. Cela tient à la relation entre nature humaine et développement psycho-affectif.

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