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D’où ça vient les échecs ?

Written by on 12 mai 2020

Sans doutes le plus cérébral des sports mais le plus éprouvant des jeux, on le pratique dedans comme dehors et stratégiquement, c’est un art, excusez-moi du peu. Un ordinateur peut y vaincre un humain sans horloge ou avec. Mais au fait, d’où ça vient les échecs ?

Son plus vieil ancêtre semble être le chaturanga,
un jeu de stratégie aujourd’hui disparu.
En passant dans l’empire perse, il devient le chatrang
qui lui même mute peu à peu
dès son introduction en Europe du sud par les arabes, au Xe siècle.
Il faudra encore 500 ans pour que les échecs adoptent leurs règles définitives,
celles pratiquées de nos jours par des millions de gens un peu partout dans le monde.
Un peu partout car on lui préfère le shogi au Japon et le jeu de go en Chine.
Le jeu de go qui a d’ailleurs résisté vingt ans de plus que les échecs
à la victoire de la machine sur l’homme :
le maître d’échec russe Gary Kasparov
s’est incliné face à l’ordinateur Deep Blue dès 1997,
son homologue Ke Jie, joueur de go chinois,
ne fut surpassé qu’en 2017 par l’ordinateur AlphaGo.
De quoi se faire une idée du nombre de combinaisons possibles,
gigantesque aux échecs, mais presque sans limite au go.
Il s’agit en effet de jeux où le hasard n’a aucune place.
Aux échecs, la victoire revient à celui ou celle qui fait le moins d’erreurs,
qui exploite le mieux celles de son adversaire, voire, à haut niveau,
à celui ou celle qui force son adversaire à faire des erreurs.
Un principe qui fascine l’humanité depuis toujours
et qui fait remonter les premières compétitions d’échecs au VIIIe siècle.
Il faut quelques minutes pour apprendre à jouer aux échecs
mais une vie ne suffit pas à maîtriser le jeu.
C’est pourquoi l’idée de le mécaniser est très antérieure à l’invention de l’informatique :
dès le XVIIIe siècle, le Turc mécanique,
conçu par l’inventeur hongrois Johann Wolfgang von Kempelen,
fait fureur en Europe en défiant avec succès de nombreux joueurs
et ce, jusqu’à la révélation du pot aux roses : un nain était caché et contrôlait l’automate.
Un nain qui, à l’évidence, était un joueur de grand talent.


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