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Aujourd’hui en Europe – Mercredi 20 Janvier

Écrit par sur 20 janvier 2021

Intelligence artificielle, les parlementaires votent aujourd’hui son utilisation dans le domaine militaire ; alors qu’au Royaume-Uni les premiers effets du Brexit se font déja sentir sur la pêche et la ligne Eurostar, en grande difficulté financière.

Les parlementaires européens votent aujourd’hui sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine militaire. En juin dernier, la Commission européenne avait sélectionné 16 projets dans le domaine des nouvelles technologies de défense en vue de leur attribuer une enveloppe de 205 millions d’euros. Quels sont les atouts de l’intelligence artificielle pour les armées ?

Quand on parle d’intelligence artificielle vous avez peut-être en tête l’image d’un robot tueur et bien cette fiction pourrait devenir réalité dans un futur proche.  C’est même d’ailleurs presque déjà le cas. Comme l’armée américaine qui utilise des systèmes quasi-autonomes pour sa marine. 

Cette technologie confère des avantages de taille aux armées car elles permettent notamment de traiter un grand nombre d’informations en un temps record qui facilite la prise de décisions.  Ces systèmes autonomes pourraient à terme identifier des cibles et faire feu sans l’intervention d’un humain.

L’intelligence artificielle pourrait occuper une place grandissante dans l’action des forces armées mais des voix s’élèvent contre le recours à cette technologie dont on imagine aisément les dérives possibles ?

Oui, même si les défenseurs de l’intelligence artificielle rappellent que cette technologie peut par exemple, par sa précision, améliorer la logistique ou encore faire baisser le nombre de pertes humaines dans certaines zones de combats, un déploiement massif de ces technologies dans le civil et le militaire ne peut cependant qu’interroger.

Le 12 janvier dernier, plus de 60 ONG ont ainsi interpellé la commission afin qu’elle mette en place des garde-fous pour que l’usage de ces technologies se fassent de manière sûre, légale et non discriminante. 

Plus récemment encore, un rapport commissionné par le groupe “La gauche au Parlement européen”, s’inquiétait du risque de ces technologies qui pourraient accroître la possibilité d’un conflit global si les tensions entre puissances venaient à s’amplifier.

L’idée d’une interdiction au niveau mondial de ces systèmes d’armement autonomes semble un doux rêve. Plusieurs pays se sont déjà lancés dans la course, avec, en tête, la Chine. 

Attardons-nous maintenant à la ligne de train Eurostar qui vit des moments difficiles, et dont la société-mère lance un appel à l’aide pour pouvoir tenir la tête hors de l’eau.

La ligne ferroviaire qui relie le Royaume-Uni au continent est à quelques mois de déposer le bilan car, depuis le début de la pandémie, le nombre de voyageurs a chuté dans des proportions considérables, avec un chiffre d’affaires divisé par 20.

Les trains sont désormais vides à 80% et il n’y a en effet qu’un train aller-retour par jour entre Londres et Paris et un autre entre Londres, Bruxelles et Amsterdam

L’entreprise demande un accès aux mêmes prêts garantis que les compagnies aériennes et une meilleure coordination des restrictions sanitaires. La ligne Eurostar dessert plusieurs pays européens et les différentes restrictions compliquent son fonctionnement. 

Étant une filiale de la SNCF, la France, par la voix de son ministre des finances Bruno Le Maire a annoncé un soutien à l’entreprise. 

Eurostar a aussi demandé de l’aide du Royaume-Uni, sa direction est en effet installée à Londres. Le sauvetage de cette ligne essentielle et écologique n’est pas acté mais le temps presse rappelle son directeur général.

Restons au Royaume Uni, ou les effets de l’accord de sortie compliquent déjà le commerce de la pêche, avec des conséquences très concrètes comme en Ecosse.

La frustration monte dans ce secteur en plein bouleversement. Le 18 janvier dernier par exemple, des pêcheurs Écossais en colère ont manifesté devant le Parlement Britannique de Westminster à Londres. 

En cause, les nouvelles démarches administratives comme par exemple les déclarations douanières ou encore les certificats sanitaires à fournir qui retardent les livraisons. Outre le coût supplémentaire, un retard, même limité à quelques heures, peut mettre en péril les cargaisons de produits frais.

Ces frustrations liées à l’accord de sortie s’illustrent aussi en France ?

En effet, une autre conséquence du départ du Royaume-Uni sur la pêche s’illustre à Jersey, île britannique au large de Granville en Normandie où les pêcheurs normands et bretons ne peuvent plus accéder à ces eaux territoriales.

Ils bénéficient en théorie d’un droit d’accès mais vendredi 15 janvier seuls 57 navires sur les 340 disposant du permis de la baie de Granville ont été acceptés par les autorités britanniques.

Pour les pêcheurs du secteur, le manque à gagner est considérable. Ces conséquences sont d’autant plus marquées car la plupart naviguent sur de petits bateaux dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de leur port d’attache et ne sont donc pas en mesure d’aller ailleurs.

Image: Gerd Altmann


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