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Aujourd’hui en Europe – Lundi 4 Octobre

Écrit par sur 4 octobre 2021

L’essentiel de l’actualité européenne du jour :

  • Préparation par la France de sa prochaine présidence du Conseil de l’UE
  • Elections municipales décisives en Géorgie
  • Négociations sur le futur statut du territoire de Gibraltar après le Brexit
  • Manifestations à Stockholm pour dénoncer la situation sécuritaire du pays

Préparation par la France de sa prochaine présidence du Conseil de l’UE

Débutons ce journal en revenant sur la préparation par la France de sa prochaine présidence du Conseil de l’Union européenne. Tous les six mois un État membre différent coordonne ainsi le travail des ministres des 27 pendant un semestre. C’est la Slovénie qui occupe actuellement ce rôle, et elle laissera sa place à la France en janvier prochain. Dans cette perspective l’Assemblée nationale française vient d’adopter mercredi dernier un vaste projet de loi visant à combler son retard dans l’application de certaines directives européennes.

Oui, le texte couvre effectivement des domaines très divers notamment celui des transports. Les chauffeurs routiers étrangers se verront désormais imposer une “carence de quatre jours” c’est-à-dire un temps de repos obligatoire entre deux missions, ce qui aidera le gouvernement à lutter contre la concurrence déloyale. Du côté du transport aérien, la nouvelle législation permet par exemple l’organisation de tests d’alcoolémie pour les équipages, une règle déjà intégrée au droit européen depuis 2015. 

Certaines critiques se sont élevées parmi les élus socialistes, qui se sont abstenus lors du vote, et les députés du parti de gauche radicale La France Insoumise ont même voté contre. 

Oui, ils ont dénoncé une “inaction climatique” de la part de la majorité parlementaire sur ces textes dont ils estiment qu’ils auraient pu avoir plus d’ambition sur le front climatique. Le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari a rejeté ces critiques. Selon lui, le texte voté “protège les acteurs des transports” et la “planète”, et il aidera à renforcer le respect des normes environnementales pour les produits sur le marché.

Elections municipales décisives en Géorgie

Dirigeons-nous maintenant vers la Géorgie, où les élections municipales ont eu lieu ce week-end. Ces élections décisives pour ce pays d’un peu moins de 4 millions d’habitants ont été marquées par la mise en détention de l’ancien président Mikheïl Saakachvili tout juste revenu de Kiev où il mène une carrière politique parallèle. Pourquoi une telle arrestation ? 

Oui, après avoir été président de la Géorgie de 2004 à 2013, Mikheïl Saakachvili, leader du Mouvement national uni (MNU), le principal parti d’opposition, est recherché pour “abus de pouvoir”. Les autorités géorgiennes dominées depuis 2012 par le parti Rêve Géorgien vouent à l’ancien président une haine sans borne et Mikheïl Saakachvili s’est même vu déchoir de sa nationalité géorgienne.

Le gouvernement l’avait prévenu d’une éventuelle arrestation s’il décidait de revenir dans son pays. Une menace mise à exécution vendredi, la veille du scrutin.

Cette arrestation ne vient pas relever la popularité en baisse du parti Rêve georgien.

Oui en effet, après sa victoire de justesse aux législatives d’octobre 2020, l’opposition avait dénoncé des fraudes massives. En mai dernier, le Rêve georgien s’était engagé à organiser de nouvelles législatives s’il remportait moins de 43% des voix aux élections municipales de samedi. Mais en juillet, le parti au pouvoir a finalement décidé de rompre cet accord.

Au final quels sont les résultats de cette élection municipale ?

Selon le décompte des voix, c’est à nouveau le parti Rêve Géorgien qui l’emporte, avec 47% des suffrages. Dans un communiqué publié dimanche, le parti au pouvoir considère que le vote a correspondu “aux plus hauts critères démocratiques”, mais l’OSCE a déjà dénoncé dans une conférence de presse des “intimidations, achats de voix et des pressions sur les candidats et les électeurs”

Négociations sur le futur statut du territoire de Gibraltar après le Brexit

Tournons-nous à présent vers le sud de la péninsule ibérique, à Gibraltar, un territoire britannique mais historiquement revendiqué par l’Espagne. Vendredi, les ambassadeurs des Etats-membres de l’UE ont approuvé un mandat de négociation qui sera attribué à la Commission européenne pour qu’elle négocie avec le Royaume-Uni le futur statut de ce territoire après le Brexit. 

Oui, le 31 décembre 2020, l’Espagne et le Royaume-Uni étaient parvenus à un accord de principe concernant Gibraltar, mais cela ne suffit pas. Les Etats-membres doivent également confier un mandat de négociation à la Commission européenne, pour définir les futures relations entre l’UE et Gibraltar. Il revient maintenant aux ministres des Etats-membres de donner leur approbation lors d’une prochaine réunion du Conseil de l’UE.

De nombreux points sont à définir, notamment la gestion de la frontière entre Gibraltar et l’Espagne, et avec elle la liberté de circulation des plus de 10 000 Espagnols qui travaillent à Gibraltar. 

Tout-à-fait ! Selon l’accord obtenu entre l’Espagne et le Royaume-Uni, Gibraltar sera maintenu dans l’union douanière de l’UE, et ses résidents pourront circuler librement dans l’espace Schengen. En revanche, les citoyens britanniques qui se rendent à Gibraltar devront obtenir un visa qui leur sera délivré par l’Espagne. 

Mais rien n’est encore joué. En juillet dernier, le ministre britannique des affaires étrangères Dominic Raab a dénoncé une attaque contre la souveraineté britannique, lorsque la Commission a présenté les positions qu’elle défendra lors des négociations.

Effectivement, la raison du désaccord repose sur le fait que la Commission entend demander à ce que les frontières de Gibraltar soient gérées non par l’agence européenne de gardes-frontières Frontex, mais par des policiers espagnols. Vendredi, la Commission européenne a assuré que sa position a évolué, mais sans ajouter davantage de précisions.

Manifestations à Stockholm pour dénoncer la situation sécuritaire du pays

Terminons ce journal en évoquant le problème croissant de la violence armée en Suède. Le 30 septembre, à Stockholm une manifestation importante a eu lieu devant le Parlement pour dénoncer la situation sécuritaire du pays. 

Effectivement, depuis le début de l’année, selon les autorités de la capitale suédoise, une centaine de fusillades et pas moins de 19 tués par balles ont été recensées dans le comté de Stockholm. Il s’agirait principalement de règlements de compte entre gangs, liés à l’importance grandissante du trafic de drogue. Toujours selon la police, depuis quatre ans, seule la Croatie a connu plus de décès par arme à feu par habitant que la Suède.

En août, le ministre de l’intérieur, Mikael Damberg, a promis que la police pourrait bientôt surveiller les données de communication mobile. Mais pour les manifestants, le simple renforcement des forces de sécurité n’est plus suffisant. 

En effet, dans un cahier de doléances présenté jeudi, les habitants demandent plutôt à ce que les jeunes soient mieux informés de leurs droits, qu’ils aient accès à plus d’emplois saisonniers, ou encore que l’encadrement dans les écoles et les associations soit renforcé.

Romain L’Hostis – Thomas Kox

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© Michael Bryan


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