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Naofood, l’alternative locale de livraison de repas

Écrit par sur 14 janvier 2022

Offrir une alternative locale aux plateformes de livraison comme Uber ou Deliveroo, c’est l’objectif que s’est donné Naofood. En 2021, ce service de livraison nantais a livré près de 6000 repas dans le centre de la ville. Guillaume Blanchet est gérant et fondateur de Naofood. Comme la plupart de ses collègues il a commencé la livraison de repas à domicile avec les grandes plateformes. En fondant Naofood il a cherché à trouver de meilleures conditions de travail.

Aujourd’hui il y a déjà un aspect qualitatif qui s’est dégradé, avec un abus autour de l’immigration. Alors on s’est dit : “on arrête”. On a envie d’être à vélo, avec des copains, livrer des bons restos, des clients chouettes… On se retrouvait plus dans la livraison qu’il y avait avant. On a voulu créer notre livraison et casser les codes.

Guillaume Blanchet, gérant et fondateur de Naofood

Je m’appelle Mathieu, je suis coursier chez Naofood depuis 3 mois. J’ai quitté la restauration pour devenir coursier parce que je suis passionné de vélo et c’est ce que j’avais envie de faire de mon quotidien. C’est comme ça que j’ai envie de gagner ma vie.

Mathieu, coursier chez Naofood

Travailler ensemble pour un objectif commun, c’est donc la philosophie de Naofood. Une philosophie que Guillaume Blanchet souhaite concrétiser en adoptant le statut de coopérative.

Aujourd’hui on a le statut d’une association en devenir d’une Scop. Là on trouve quelque chose d’humain, qui s’intègre dans l’économie de notre entreprise. Diriger, penser, valoriser ensemble c’est tellement plus enrichissant, on va tellement plus loin, et ça investit chacun.

Guillaume Blanchet, gérant et fondateur de Naofood

En ce qui concerne le statut des coursiers au cœur des problématiques liées au grandes plateformes, il n’y a pas vraiment de grandes différences chez Naofood puisque l’extrême majorité de ces coursiers sont indépendants. Une option qui est parfois favorisée par les travailleurs, comme le rappelle Guillaume Blanchet.

Aujourd’hui, on a des salariés et des auto-entrepreneurs coursiers. Proposer 5, 10, 15 heures… ça n’intéresse pas d’être salarié pour si peu d’heures. Autant être auto-entrepreneur et pouvoir faire un maximum d’heures.

Reportage réalisé par Thomas Rocher

Photo de cottonbro provenant de Pexels


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