La bière et l'Alsace vont de pair comme le beurre et la Bretagne, mais la relation entre les deux, au cours des dernières années, est loin d'être simple. Presque toutes les brasseries indépendantes ont disparu en France pendant les années 80. Plus récemment, Heineken supprime 6 000 emplois, Carlsberg restructure Kronenbourg.
C'est dans ce contexte que la brasserie Bendorf, installée dans un ancien garage du quartier du Neudorf, tient bon depuis 13 ans. Elle brasse des bières 100 % bio, avec des ingrédients locaux, des étiquettes signées par des artistes locaux, et des partenariats avec des associations du coin. Un ancrage revendiqué, à contre-courant d'une Europe où cinq multinationales contrôlent 65 % de la production brassicole - pendant que les brasseries indépendantes, elles, atteignent un chiffre record de 9 700 sur le continent.
Un modèle qui séduit des étudiants aux retraités, et qui s'inscrit dans un mouvement bien plus large.
Depuis la brasserie Bendorf, c'est un reportage Benjamin Tomlinson.