Face à l’urgence climatique, l’industrie textile est de plus en plus pointée du doigt pour son empreinte environnementale massive. Production en hausse constante, renouvellement accéléré des collections, chaînes d’approvisionnement mondialisées : le modèle de la mode repose largement sur la surproduction. Pour respecter l’Accord de Paris, le secteur devrait pourtant réduire drastiquement ses émissions dans les prochaines décennies.
C’est dans ce contexte qu’est né En Mode Climat, un mouvement qui rassemble des acteurs du textile favorables à une transformation structurelle du secteur. Sa directrice, Flore Berlingen, défend une idée simple : sans règles contraignantes, les entreprises ont peu d’intérêt économique à produire moins ou à ralentir les rythmes de la fast fashion.
Le débat se joue désormais aussi à l’échelle politique. En France, une proposition de loi visant la fast fashion a récemment été adoptée, mais sa mise en œuvre dépend en partie du cadre fixé par l'Union européenne.