Des modes de scrutin alternatifs testés pour en finir avec le vote utile et l'abstention

Des modes de scrutin alternatifs testés pour en finir avec le vote utile et l'abstention

En finir avec le vote utile et l'abstention lors de l'élection présidentielle en France. C'est l'objectif de l'opération "Voter autrement" menée par des économistes du CNRS depuis 15 ans. Ainsi, depuis 2007, trois modes de scrutins alternatifs sont testés par des électeurs : le vote par note, le vote par approbation et le jugement majoritaire. Une expérimentation réitérée cette année à Strasbourg en parallèle du premier tour de la présidentielle le 10 avril dernier et pilotée par Herrade Igersheim, directrice de recherche en économie au CNRS à Strasbourg. Entretien.

Avec ces modes de scrutin alternatifs, il n'y a plus d'incitation à voter utile ou de manière stratégique, car ils permettent aux électeurs de s'exprimer davantage. Ce qui peut en réconcilier certains avec la vie politique et faire en sorte qu'ils retournent aux urnes, et donc diminuer l'abstention.

Herrade Igersheim, directrice de recherche en économie au CNRS à Strasbourg.

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Bulletins de vote distribués aux participants lors de l'opération "Voter autrement" menée en parallèle du 1er tour de l'élection présidentielle le 10 avril 2022 à Strasbourg.

Ces trois modes de scrutin plurinominaux ont tendance à désigner vainqueur les candidats les plus inclusifs, les plus consensuels qui peuvent être de petits candidats, contrairement au mode de scrutin actuel qui favorise l’élection de candidats clivants et défavorise les petits candidats.

Herrade Igersheim, directrice de recherche en économie au CNRS à Strasbourg.