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Le sommet de Berlin sur la Libye : La revue de presse européenne

Written by on 16 janvier 2020

La presse européenne se demande aujourd’hui : Qu’attendre du sommet de Berlin sur la Libye ?

Les représentants des belligérants, des Etats-Unis, de la Russie et de la Turquie seront réunis samedi à Berlin pour discuter d’une résolution de la crise libyenne.

La conclusion d’un accord de cessez-le-feu sous le patronage de Moscou et d’Ankara a toutefois échoué lundi.

Les éditorialistes sondent les chances de réussite de la réunion de Berlin.

En Russie on considère que trop d’intérêts s’entrechoquent en Libye, c’est en tout cas ce que l’on lire sur le portail Radio Kommersant FM :

“En cas de victoire du général Haftar, la Russie confortera quoi qu’il en soit sa position.

Il en va du contrôle des gisements de pétrole et de gaz, mais aussi, question primordiale, du contrôle des flux migratoires – un argument potentiellement décisif vis-à-vis des partenaires européens.

Il existe également le facteur d’une victoire morale sur les libéraux occidentaux : ‘Vous avez détruit la Libye, nous la reconstruisons’.

En d’autres termes : ‘Vous êtres responsables de la situation actuelle’.

Or voilà qu’Erdoğan monte lui aussi au créneau [en soutenant le gouvernement régulier de Fayez Al-Sarraj] et affirme que le pays fait partie de sa sphère d’intérêts.

La situation s’est donc considérablement envenimée ces derniers temps, et, compte tenu du grand nombre de protagonistes désireux de se tailler une part du gâteau, il sera particulièrement difficile de parvenir à un accord.”

En Turquie, on juge que la prise de position d’Erdoğan en Libye a visiblement fait bouger les lignes. C’est ce qu’analyse Yetkin Report en ces termes :

“Maintenant que les voisins occidental et oriental de la Libye, l’Algérie et l’Egypte, ont apporté leur soutien à l’appel lancé le 8 janvier par la Turquie et la Russie, à savoir l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans le pays à partir du 12 janvier, la perspective d’une guerre dans l’espace méditerranéen a laissé sa place à celle de négociations de paix en Allemagne.

Il semblerait que le pari risqué d’Erdoğan – l’envoi de troupes en Libye – ait débloqué la situation et envoyé des stimuli favorables à la recherche d’une solution : la crise libyenne est train de faire de nouveaux gagnants et de nouveaux perdants.”

Enfin en Autriche, on peut lire qu’il sera difficile de faire accepter un cessez-le-feu au général Haftar, comme le juge Der Standard :

“Les récentes victoires militaires inciteront Haftar, qui aspire à contrôler tout le territoire libyen, à rejeter un cessez-le-feu.

Car celui-ci devrait prévoir le retour aux anciennes positions, idéalement celles antérieures au lancement de l’offensive du mois d’avril.

La Russie exerce une certaine pression sur Haftar, sinon elle n’aurait pas accepté de jouer le rôle de médiateur entre Haftar et Sarraj. Les Russes priveront-ils Haftar de soutien si celui-ci se montre récalcitrant ?

Ceci reste à voir.

Si Haftar et Saraj s’engagent à conclure un cessez-le-feu et à mener des négociations, on peut néanmoins se demander si l’ensemble des forces militaires placées sous leur coupe respective seront prêtes à en faire de même.”


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