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Bientôt des insectes dans nos assiettes ?

Écrit par sur 27 janvier 2021

Vers de farine frits au cumin, criquets au piment, grillons saveur tomates séchées… Aurons-nous bientôt des insectes dans nos assiettes ?

Le 13 janvier dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a donné son feu vert à la consommation des larves du ténébrion meunier (aussi appelées vers de farine). Depuis le 1er janvier 2018, le règlement européen sur les nouveaux aliments interdit la vente de nourriture à base d’insectes. 

C’est pour cela que Jacky Petiz, ancien cuisinier et fondateur d’Insectéine a dû cesser son activité. Il vendait des préparations à base de poudre d’insectes. Pour lui, la consommation d’insectes a un intérêt nutritionnel mais pas seulement : 

“Dans les insectes, il y a des protéines en grande quantité mais surtout des protéines de grande qualité. On va concentrer des acides aminés essentiels ce qui fait qu’en un seul ingrédient, on a beaucoup de matière première. C’est pour cela que l’on appelle cela des “superfood”. Au-delà de l’intérêt écologique, il y a un intérêt de souveraineté alimentaire dans le monde entier. L’insecte répond à la problématique de l’Union Européenne et de beaucoup de pays qui est de savoir comment sur un minimum de surface agricole utile on va pouvoir produire avec un minimum d’intrant (c’est à dire d’engrais, d’eau, d’énergie) un maximum de calories énergétiques utiles pour l’Homme. “

Sommes-nous prêts à manger des insectes au quotidien ?

Céline Gallen est maître de conférence en gestion à l’IAE de Nantes et a étudié les raisons de notre aversion pour ces nouveaux aliments :

“Les insectes cristallisent les trois motifs de refus des aliments nouveaux : le danger, la peur d’être malade physiquement, l’aversion, on a peur que ce ne soit pas bon, et également le dégoût. Le dégoût pour les insectes est d’ordre cognitif, il est lié aux représentations que l’on a des insectes. On est familiers avec eux puisqu’on vit avec des insectes qui nous environnent mais on ne les envisage pas comme comestibles dans notre culture. Consommer des insectes, c’est être contaminés par ce qu’ils représentent, c’est à dire la saleté, la maladie, le fait que ça pique, que ça grouille…”

La Commission européenne dispose de 7 mois pour soumettre un projet de loi précisant les conditions de vente des vers de farine. L’Autorité européenne de sécurité des aliments se penche désormais sur le cas des grillons et de sauterelles : il y en aura peut-être bientôt pour tous les goûts !


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